Le 21 mars dernier, le Scoutisme français organisait une journée d’étude et de réflexion sur le thème de la connaissance de soi et des autres.
Vivre le scoutisme autrement
Engagée autour d’un questionnement sur l’autre, la connaissance de soi, la mutualisation des actions communes, l’identité des jeunes et les préjugés, cette journée d’étude et de réflexion était l’occasion de proposer d’autres manières de vivre le scoutisme.
Partant des présupposés que se connaitre et s’accepter doit être réciproque, qu’il faut mettre de coté les préjugés religieux sans les occulter et tâcher de privilégier les valeurs communes à la fédération ; de nombreuses idées ont émergées, telles que :
la recherche de points communs entre les religions pour faciliter les rencontres,
l’organisation de jeu autour de l’identité,
l’exploration des différences,
le développement de formations et plus largement de communication inter associations, etc.
Paroles d’intervenants
Yacine Demaison, Président du scoutisme français :
« Cette journée est un moment important et se trouve au cœur de la mission du scoutisme.
Apprendre à se connaitre et à s’accepter résume toute la philosophie du scoutisme.
La fraternité c’est ce qui donne cohérence et sens à un peuple, une civilisation.
Le scoutisme doit rappeler sans cesse cette loi pour bâtir un avenir commun ».
Raphael Drai, Professeur agrégé de science politique :
« L’identité est « première » quand on va vers l’autre, on s’identifie au fil du temps… mais, dans le cas contraire, cela devient une identité « primaire » qui mène tout droit au fondamentalisme ».
Morad El Hattab, Ecrivain-philosophe :
« Identifier des valeurs communes, partager au-delà de nos spécificités, sans réduction ni standardisation des personnes ».
Jacques Lena, Psychiatre de l’enfant et de l’adolescent, psychanalyste :
« L’Autre doit être reconnaissable parmi tant d’autres mais il doit être unique quand même.
Le plus important c’est la possibilité d’être ensemble et de jouer, de pouvoir se mettre en scène par le jeu, le glissement des identifications, par la capacité à se mettre à la place de l’Autre. Pour qu’un Autre soit un Autre, il faut d’abord qu’il soit lui-même. Pour être Autre, il faut être pareil et traversé par une différence ».