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Ce que les adultes leur disent et l’existence de Dieu ne leur pose pas de problème a priori. En effet, le symbolique est un mode d’existence naturel pour eux : jouer avec un copain imaginaire, par exemple, est quelque chose de courant à cet âge. Donc on peut très bien vivre des choses avec Jésus, même si on ne le voit pas…
Dieu pour les 8-11 ans
Ainsi, l’enfant ne fera pas grande distinction entre le visage de Jésus qui est plus facile à imaginer car il est aussi homme, et celui d’un Dieu tout puissant, un Dieu qui commande le monde. Son Dieu est bien souvent un Dieu qui sait tout, qui voit tout, mais qui est juste et qui distingue clairement le bien du mal. L’enfant n’est pas encore capable de se représenter son monde intérieur (ses sentiments, ses attitudes). Il a du mal à se représenter le Dieu personnel. Il imagine plutôt : il est encore à l’âge du « on me dit que…, donc je le crois ». L’un des rôles des chefs et cheftaines sera de lui permettre de dépasser sa simple connaissance de Dieu « par l’imaginaire », en lui faisant découvrir par les textes et la vie historique de Jésus, et par les temps de relecture, que Dieu est proche par son fils Jésus, et qu’il peut dire : « je crois ». Dieu, c’est aussi celui qui peut soutenir, qui rassure, à qui on peut se confier. 8-11ans est l’âge où l’enfant découvre la prière. Enfin, à 8-11ans, l’enfant est avide de comprendre, de connaître et commence à confronter sa représentation de Dieu à ses capacités de raisonnement naissantes : « Comment fait Dieu pour entendre les prières de tous les hommes en même temps ? », « Comment sait-on ce qu’il y a après la mort ?
Accompagner les 8-11ans
Certains chefs ou cheftaines auront joies et facilités pour répondre aux questions que se posent les enfants, en partageant avec eux leur propre expérience de vie chrétienne. Pour d’autres, il sera plus difficile d’accepter de se laisser interpeller par des questions comme celles-ci quand soi-même on ne sait pas trop où on en est. La première chose à faire, c’est d’entendre la question, sans faire l’autruche. Ensuite, l’essentiel est de montrer que la question posée nous met nous mêmes en chemin et que, tout adulte qu’on soit, on a besoin de chercher : en soi-même, dans des livres, en discutant avec d’autres. Pourquoi, d’ailleurs, ne pas associer l’enfant lui-même ? Chacun cherche de son côté et on en discute après. Bien souvent, si c’est si difficile de répondre à ces questions d’enfant, c’est parce qu’elles ne relèvent pas du « savoir » mais de notre relation à Dieu, aux autres, à la vie. Et en matière de relation, a fortiori avec Dieu, il n’y a pas de réponse toute faite, il n’y a que des cheminements personnels. Dans ce domaine, comme dans la relation éducative dans son ensemble, être éducateur c’est parler en vérité, quitte à oser un « je ne sais pas, cette question m’interroge aussi ».
Bienvenue en Galilée Pour les enfants, jouer est un réflexe naturel, une façon d’appréhender le monde, de se confronter aux autres et à la vie. C’est pourquoi la nouvelle démarche Bienvenue en Galilée s’inscrit résolument dans le cadre du jeu. Notre pari : faire que l’animation spirituelle devienne un jeu en fil rouge sur l’année qui embarque chaque enfant et toute l’unité dans un nouveau périple. Les enfants seront amenés à traverser désert, plaines et villages, matérialisés sur une carte de la Galilée. Ils choisiront ensemble un lieu où ils souhaiteraient faire une halte : la tente (symbole de la rencontre), le puits (auprès duquel on fait une pause pour étancher sa soif et qui redonne de la force pour continuer la route), la plaine (le lieu où l’on joue !)…. Lors de cette halte, ils vivront une activité à dimension spirituelle, associée à un Evangile de Marc : prière, action de solidarité, temps de partage, relecture… Avec le jeu, se trouvent des fiches pratiques qui donnent des idées d’animation concrètes aux maîtrises et « un guide boussole » pour permettre aux chefs et cheftaines de faire le point sur leur propre cheminement spirituel.
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