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Le rôle des jeunes adultes auprès des plus jeunes leur permet d’acquérir des compétences et de construire leur projet de vie et leur personnalité. Pour des jeunes adultes, le défi majeur de la construction de l’identité et de l’estime de soi se cristallise autour de trois mécanismes : la différentiation, l’incarnation et l’extériorisation.
Les jeunes adultes entrent dans une nouvelle période où l’identité est de moins à moins liée au groupe. Ils se différencient peu à peu. C’est la sortie des phénomènes de « bandes » pour l’affirmation d’une l’identité personnelle moins dépendante du regard des autres, de la pression du groupe. Même si les autres servent encore d’étalon et de miroir à l’identité personnelle en maturation, c’est bien d’abord vis-à-vis de soi-même que se forme le sentiment d’être unique.
Se construire en fidélité à soi-même
L’inspiration d’une mode, d’un courant de pensée, d’un personnage, constitue des chemins d’exploration de l’identité propre. Il s’agit de refuser d’être réduit à l’image que les autres renvoient, de s’affirmer comme un être complexe, distinct, une personne en recherche de ses propres fondements et valeurs.
Apprendre à être à l’aise dans son corps
17-20 ans, c’est le moment où le corps devient adulte. Les traits s’affinent et se fixent, les émotions se stabilisent et se laissent plus facilement dominer. Les jeunes adultes ont à faire face à une double tentation : laisser de côté ce corps et ces sentiments qui pèsent ou, au contraire, en faire une machine au service de ses envies et de son plaisir. Or l’épanouissement n’est ni dans l’un ni dans l’autre.
Ne pas être pure image ou pure production mentale mais un être de chair et de ressenti : s’épanouir dans l’incarnation des différentes dimensions de sa personnalité. Finalement, le processus identitaire s’accomplit face aux autres. Cela implique de se risquer à dire qui on est et ce que l’on pense. C’est oser une parole, une opinion différente de l’entourage.
Exprimer son intériorité, même maladroitement
Une fois formulés, les pensées et les sentiments prennent sens. C’est à cette condition qu’ils participent à une construction, une invention de soi et à un positionnement différencié face aux autres. S’avouer différent n’est pas chose aisée, pourtant c’est fondamental tant pour la quête personnelle du bonheur que dans la construction de sociétés créatives et ouvertes.
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