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Sortir la chemise de chef du placard pour aider un groupe à démarrer – Le témoignage de Thomas

Chargé de mission formation en équipe nationale l’an passé, Thomas a décidé à la rentrée dernière de reprendre une mission de chef louveteaux-jeannettes dans un groupe en ouverture : Notre-Dame de la Gare. Un choix heureux pour tous !

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« Être à l’endroit où je suis le plus utile »

« Revenir à la source » : c’était l’idée lorsque Thomas a commencé à réfléchir à la suite de son engagement chez les Scouts et Guides de France il y a un peu plus d’un an. «L'an dernier, en équipe formation, j'accompagnais des directeurs qui accompagnaient des formateurs qui accompagnaient des stagiaires qui allaient être au contact des enfants. Cette mission est utile; mais j’avais envie de redevenir chef à nouveau.»

Pour cet ancien Accompagnateur Pédagogique qui se plait à répéter aux chefs/cheftaines qu’ils ont la mission la plus importante, il s’agit également d’être cohérent : « si quelqu'un est compétent, sa meilleure place est probablement au plus proche des enfants.»

Remettre la chemise de chef, c’est aussi une manière d’être là où il faut pour partager ses compétences. « Par mes études, j'ai appris que 80% de nos apprentissages se passaient en situation de « travail » et dans l'informel. En faisant soi-même partie du projet, on est au bon endroit au bon moment pour y apporter des questions et des réponses. »

Apporter son expérience

Devenir chef à nouveau n’est pas facile pour autant. Il faut retrouver ses réflexes d'animateur, trouver le bon positionnement au sein de la maîtrise. Quand il NDG2s'agit d'une ouverture, tout est à construire : les habitudes des enfants, les pratiques des maîtrises, le matériel, les relations à la paroisse, les lieux à investir… « On ne fait pas nécessairement mieux que si je n’étais pas là, mais j'espère que nous le faisons plus rapidement. »

Il faut savoir doser ce qu'on peut demander à quelqu'un, à quel moment, à quel point on doit ou non faire confiance sur le résultat. « Il faut également être prêt à prendre le relais quand, par exemple, le chef référent d'une activité ne parvient pas à vaincre sa timidité pour la lancer. L’enjeu est de se rendre progressivement dispensable. »

Une aide pour le développement du scoutisme

Cet engagement, Thomas aurait pu le prendre dans son ancien groupe, mais il a fait le choix du développement : «Pour une ouverture, la présence de chefs expérimentés est à mes yeux déterminante: le socle qu'ils apporteront permettra que les autres bénévoles ne s'essoufflent pas dans le projet et que le groupe construise sur des bases saines, donc pérennes. »

Qui dit groupe en ouverture dit aussi adultes en formation: la majeure partie des bénévoles du groupe doit à la fois apprendre ET accomplir sa mission : « En prenant pleinement en charge un rôle que l'on connait, on permet aux autres d'avoir plus de temps pour s'approprier le leur. »

Ses conseils à ceux qui voudraient se lancer ? «Sauter le pas ! Peu importe l’intensité à laquelle on le fait, ce sera toujours précieux. Ensuite, il faut y aller en sachant qu'on se fera plaisir. Les challenges, les découvertes sont autant de souffles qui nous permettent de retrouver le plaisir de notre engagement. »

Une bonne idée qui questionne et donne envie : « C'est amusant et valorisant de provoquer l'étonnement quand on indique être redevenu chef. Vivement que ça devienne banal ! »

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