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Toutes les actualités pour les chefs/cheftaines et cadres de l'association!

Outils pour la campagne de rentrée

CR bandeau google form« Trouver des chefs et cheftaines, c’est l’enfer ! »
Ce n’est pas faux. Et d’ailleurs, ça fait près de 100 ans que ce n’est pas faux ! Mais des solutions existent Le recrutement de chefs et cheftaines est un investissement de long terme dont on ne voit pas forcément les fruits. Il arrive même qu’on recrute pour les groupes d’à côté et tant mieux. Il n’y a pas une seule méthode. Tous les outils listés ci-dessous forment un tout cohérent. C’est parce qu’une personne a vu un jour un calendrier affiché dans la cuisine de son voisin qu’il va prêter attention au stand qu’il va croiser à la fac ou qu’il va regarder la vidéo YouTube que tu auras partagée.

Transformer une liste d’attente en liste d’accueil : méthodes et solutions

26551 Cl ment DAVEAU bisLes listes d’attente touchent aujourd’hui tous les territoires et laissent des milliers de familles à notre porte. Comment saisir cette opportunité unique de développement pour mon unité ou mon groupe ? Et comment agir sur ce sujet dans l’effervescence de la rentrée ? Explications avec Antony Moine, délégué général adjoint.


Je ne suis pas responsable de groupe ou délégué territorial, mais je suis chef, cheftaine, accompagnateur pédagogique, secrétaire de territoire… Est-ce que je suis aussi concerné par ce problème des listes d’attente ? Qu’est-ce que je peux faire ? 

« La résolution Semeurs de scoutisme votée en 2017 affirme que nous sommes tous acteurs et actrices de développement. Cette mission nous concerne tous. Elle est au cœur de l’ADN du scoutisme, de notre Plan d’orientation
Même si mon groupe n’est pas directement touché par la saturation, il le sera peut-être dans quelques années. Dans tous les cas je peux avoir un rôle à jouer : quel que soit mon unité, mon groupe, mon territoire, nous faisons mouvement tous ensemble et je suis responsable d’apporter ma brique à l’édifice.

Si je suis chef ou cheftaine, je peux interroger ma maîtrise, pour réfléchir ensemble à notre rôle sur cette question, repérer les unités concernées dans mon groupe ou mon territoire et voir comment les aider. Si je suis chef ou cheftaine en fin de mandat, je peux prolonger mon engagement de quelques semaines ou quelques mois, pour faire profiter un groupe voisin de mon expérience, et je peux inviter des amis à découvrir le scoutisme. Si je suis secrétaire de groupe ou de territoire, je gère les inscriptions et je suis en première ligne pour alerter le groupe sur un problème de saturation. Si je suis accompagnateur pédagogique, je peux aider une unité, une maîtrise ou un groupe à identifier des solutions, mettre en relation des familles en attente avec un groupe voisin ou encore mettre le sujet des listes d’attente dans les priorités de l’équipe territoriale.

Ce ne sont que des exemples d’actions parmi d’autres, nous devons laisser parler notre créativité. En gardant à l’esprit que la force de Brownsea, c’est notre collectif : l’ouverture à l’autre a été partagée dans toutes les missions.
Pour les listes d’attente, c’est la même chose, les délégués territoriaux ont besoin d’énergies et de personnes qui s’investissent avec eux pour saisir cette opportunité.

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Comment faire pour traiter ce problème de la saturation en ce mois de rentrée alors que les agendas des équipes de groupe et de territoires sont déjà remplis ? 

Nous sommes bien conscients que la rentrée est toujours une période particulièrement chargée. Mais pour prendre un peu de recul et de hauteur, nous avons déjà un outil formidable dans notre pédagogie: le jeu des conseils. Le conseil de maîtrise, le conseil de groupe et le conseil territorial sont des espaces parfaits pour discuter, faire un état des lieux et trouver des solutions adaptées à notre réalité.
Utilisons les conseils pour mettre ce sujet de l’accueil inconditionnel en haut de nos priorités ! 

Ce début d’année est une période d’intense préoccupation pour les RG et équipes de groupes qui doivent compléter les maîtrises : départs des chefs et cheftaines en fin de mandat, mobilité étudiante ou professionnelle des uns et des autres… C’est pour ça que la « campagne de rentrée » propose des outils pour organiser le recrutement des bénévoles avec des affiches, des flyers, des idées concrètes pour recruter.
C’est dans cette « campagne de rentrée » que le sujet de la saturation s’intègre naturellement: quelles sont les solutions pour que toutes les unités aient des chefs et cheftaines ? Quelle mutualisation entre les groupes pour vivre partout du scoutisme de qualité ? Quels moyens pour accueillir tous ceux qui veulent vivre du scoutisme ? Le territoire est à vos côtés dans cette réflexion.

En ce début d’année on peut se rappeler une chose essentielle : ce sont les enfants qui attirent les bénévoles ! Une unité de 20 Louveteaux-Jeannettes est un formidable moyen d’attirer des adultes, anciens ou nouveaux, pour devenir chefs et cheftaines. Le premier levier de l’engagement bénévole, c’est l’utilité (sociale). Avoir un groupe d’enfants qui attend un éducateur ou une éducatrice pour vivre du scoutisme, quoi de plus concret ?
Il faut s’en servir. N’attendons pas d’avoir une maîtrise au complet ! Les jeunes attirent les chefs et cheftaines, cela fait 100 ans que nous en faisons l’expérience. 

Et pour aider à débuter l’année, une des solutions peut être de demander à des AP, des chefs et cheftaines en fin de mandat ou à des parents d’apporter une aide temporaire, le temps de compléter la maîtrise. Car dans l’immense majorité des cas, les RG nous disent que les maîtrises finissent toujours par se compléter courant septembre/octobre. 

On a l’impression que le problème est complexe car les causes varient beaucoup d’un groupe à l’autre… Comment puis-je trouver une méthode ou une solution adaptée à ma situation ? 

En analysant les remontées d’information, les expériences de groupes et territoires. On identifie assez clairement une méthode et des solutions pour traiter le sujet de la saturation. En cette rentrée nous mettrons à disposition des outils pour vous guider dans l’action.

La première chose à faire est de poser un diagnostic: comment mon groupe ou mon territoire est impacté par la saturation ? Quel est le niveau de saturation des groupes ? Quelles actions ont déjà été engagées ? Une fois ce diagnostic posé, quatre grandes actions sont possibles : 

-          Essayer de faire un peu de place en cas de faible saturation à l’échelle de l’unité. Par exemple, accepter de passer de 24 à 26 enfants au sein de l’unité de Louveteaux-Jeannettes. Ce sont les chefs et cheftaines qui peuvent le décider, pour éviter de laisser des enfants sur le bord de la route.
Bien sûr, cela ne doit pas impacter la qualité de nos activités et nous considérons que les unités au-delà de 30 jeunes ne permettent pas de vivre pleinement notre projet. 

-          Faire dialoguer entre eux des groupes géographiquement proches. Le territoire a ici un rôle clé pour inviter les responsables de groupes à se mettre en contact pour aiguiller une famille ou un jeune d’un groupe saturé au groupe voisin qui peut l’accueillir. Il s’agit de faire jouer la solidarité pour réorienter les jeunes comme les chefs et cheftaines pour avoir des groupes solides et homogènes sur un même périmètre.
Il est bien dommage de constater que parfois cohabitent à côté un petit groupe en difficulté avec un très gros groupe qui ne peut accepter toutes les demandes… 

-          Créer une nouvelle unité au sein d’un groupe, ce qui est nécessaire si on a par exemple déjà 25-30 enfants ou jeunes dans une unité et que l’on a encore des demandes d’inscription. Cela ne veut pas dire « trancher dans le vif » et découper l’unité n’importe comment : tout est imaginable, on peut par exemple deux unités avec une vie et des conseils de maitrise communs pour garder la dynamique entre chefs/cheftaines. C’est ça aussi, la créativité.

-          Ouvrir un nouveau groupe, la seule solution durable pour faire grandir notre mouvement et faire disparaitre les listes d’attente. Cette année, entre septembre 2017 et août 2018, 35 nouveaux groupes ont ouvert, une grande première ! Depuis 2 ans, 5 groupes ont été créés uniquement à partir de listes d’attente, comme à Rennes ou à Annecy. Le territoire, les groupes réunissent les familles et parents sur liste d’attente pour leur proposer de se lancer dans l’ouverture d’un nouveau groupe, pour que leur enfant puisse vivre du scoutisme.
Tous ceux qui se sont lancés le disent, l’ouverture d’un groupe est une aventure formidable, vous aussi vous pouvez vous jeter à l’eau. Vous pouvez compter sur le soutien de tous les échelons pour vous aider à bâtir votre projet.

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Le succès et la popularité de notre mouvement nous mettent aujourd’hui en face de nos responsabilités : des milliers de nouvelles familles chercheront à nous rejoindre dans les jours, les semaines et les mois à venir. Saurons-nous saisir tous ensemble cette opportunité formidable pour transformer nos listes d’attente en liste d’accueil ? A nous de jouer !

 

« Quelle que soit ta mission, tu peux aider le mouvement à grandir ! »

26759 Marion PLARD bisLe défi Brownsea vient de s’achever et la rentrée a déjà commencé sur les chapeaux de roues pour de nombreux groupes et territoires avec les premières inscriptions et lancement de la nouvelle année. L’occasion de faire le point avec Antony Moine, délégué général adjoint, sur les enjeux du développement en ce mois de septembre. Entretien (première partie).

Est-ce que le défi Brownsea a été relevé cet été ? Est-ce que Baden-Powell aurait été fier de nous ?

« Il y a eu un véritable engouement autour du Défi Brownsea: plus de 500 unités, groupes ou territoires se sont lancées dans le défi, sans compter celles qui ne se sont pas déclarées mais qui ont mené des actions. Nous avons constaté avec bonheur que le mouvement est prêt à faire sauter des verrous, à inventer et à innover pour montrer que nous sommes une association accueillante et ouverte à tous. Bien sûr, l’important, n’est pas ce chiffre mais ce qu’il y a derrière : les rencontres, les découvertes, les rires, les émotions, les souvenirs... 

Brownsea, c’est le groupe de Pézenas dans l’Hérault qui a accueilli dans la caravane quatre réfugiés, avec une rencontre interculturelle marquante et des amitiés fortes entre ces jeunes. Brownsea c’est le camp accompagné dans la Drôme pour les nouveaux groupes qui démarraient leur activité, et leurs jeunes qui découvraient la vie de camp : se retrouver autour feu, se laisser porter par les jeux, apprendre à vivre en équipe... Brownsea c’est aussi les jeunes qui partent rarement en vacances, et peuvent quitter le béton pour se retrouver en pleine nature avec le groupe de la Butte-aux-Cailles à Paris. Brownsea c’est enfin les nouveaux chefs et cheftaines qui nous ont rejoint pour la première fois et campé dans l’Aisne avec les groupes de Seine-Saint-Denis. 

Au total on estime que 1500 personnes, surtout des jeunes, ont découvert le scoutisme cet été grâce à tous ceux et celles qui se sont mobilisées. Et on espère que tous et toutes vont pouvoir continuer cette aventure à la rentrée. 

Il y a aussi une partie moins visible de Brownsea, c’est le message et l’image que l’on renvoie à l’extérieur. Cet été, les médias ont beaucoup parlé de scoutisme, de l’engouement autour de notre projet éducatif et de notre méthode, de son caractère accueillant et ouvert sur le monde. Brownsea révèle cet engouement et amplifie cette image positive. 

Pour nous en interne, c’était l’occasion également de faire sauter un verrou culturel qui s’était installé au fil des années : le camp n’est pas l’aboutissement de l’année, mais il peut être au contraire le lieu de la première découverte du scoutisme. Il nous a libéré des énergies, il donné l’occasion de sortir du cadre, d’inventer et d’innover pour permettre à plus de jeunes et d’adultes de nous rejoindre. 

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En septembre dernier, on estimait qu’au moins 5000 jeunes ne pouvaient pas nous rejoindre. Quelle est la situation aujourd’hui ? 

Il faut bien avoir en tête que la saturation n’est pas un phénomène nouveau, il dure depuis des années. Il se renforce en raison de cet attrait pour le scoutisme. Depuis un an, nous avons commencé à agir : beaucoup d’actions ont été lancées dans les groupes et territoires pour accueillir ces familles qui sont à notre porte. L’enjeu est de taille pour nous parce que nous savons que ceux et celles qui sont refusés faute de place se tourneront vers d’autres activités et que nous les perdrons. 

Ce chiffre de 5 000 jeunes en attente est difficile à objectiver car on ne parle pas beaucoup de ce sujet et il existe une grande variété de réponses à la saturation d’un groupe à l’autre. Mais malgré ces efforts, nous n’avons pas réussi à l’endiguer. En cette rentrée 2018, nous aurons encore de nombreuses familles à qui l’on n’osera ou on ne pourra pas dire « oui ». C’est une certitude. 

Pourquoi est-ce que ces listes d’attente sont un problème ? Est-ce que ce n’est pas le signe au contraire que notre mouvement va bien ? 

Nous sommes convaincus que ce n’est pas un problème si on ne glisse pas le sujet sous le tapis. C’est une formidable chance d’avoir autant de demandes de nouvelles inscriptions, alors que de nombreuses associations ne vont pas bien aujourd’hui. Ce succès révèle que nous sommes en phase avec les besoins des jeunes et des familles, de la société. C’est une vraie source de satisfaction, et c’est le fruit de la qualité d’engagement de tous les bénévoles, responsables, cadres, chefs et cheftaines sur lesquels repose le mouvement. 

Les listes d’attente ne sont donc pas un fardeau: elles sont une opportunité, mais aussi une vraie responsabilité. Elles deviennent un problème si on ne fait rien, car nos statuts et nos textes fondateurs affirment que nous sommes un mouvement accueillant. Si on n’agit pas, on renvoie au contraire l’image d’un mouvement élitiste, fermé, alors que Brownsea dit exactement l’inverse : nous sommes un mouvement résolument tourné vers l’autre et l’accueil. Tout l’enjeu est de passer d’une posture « listes d’attente » à une dynamique « listes d’accueil ». 

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Tout comme Brownsea a libéré des énergies et de l’enthousiasme cet été, nous devons innover et inventer pour agrandir l’espace de notre tente dès maintenant, dès la rentrée. Nous ne sommes jamais aussi forts que lorsque nous devons inventer des solutions, et faire parler notre créativité ! »

Lire la suite de l’entretien et les pistes de solutions pour faire face à la saturation de mon groupe ou de mon unité >