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Donner son temps pour les migrants, les compagnons agissent à Calais

En septembre 2015 le Pape François lançait un appel et demandait à ce que chaque paroisse, chaque communauté religieuse accueille une famille de réfugiés. Cet appel, les Scouts et Guides de France se sont engagés à y répondre pour relever collectivement les défis de solidarité qui s’imposent à la société par l’hospitalité, l’éducation et la construction d’un monde de paix.

[en-tete][titre]Donner son temps pour les migrants, les compagnons agissent à Calais[/titre][media image plein-ecran]https://www.sgdf.fr/images/stories/IMG_0320.JPG[/media][/en-tete]

image introduction

C’est aux côtés des partenaires associatifs que les jeunes, les bénévoles et les groupes ont œuvré toute l’année en accueillant des adultes et des enfants réfugiés au sein des structures, en allant à la rencontre des migrants partout en France et à Calais.

[sous-titre]Monter un projet de solidarité à Calais[/sous-titre]

Clotilde, Camille, Rosalie, Mathieu, Ella et Marion forment une équipe bien soudée. Ils sont venus à Calais pour une semaine. Ils logent à la maison Maria Skobtsova, l’association éponyme œuvre auprès des personnes démunies et des réfugiés depuis près d’un an. Si l’idée d’un projet à Calais s’est imposée naturellement à eux, cela n’a pas été facile de trouver un partenaire associatif car Camille est mineure. Maria Skobtsova leur a donné le feu vert. Les 6 compagnons qui tenaient à ce projet de solidarité dont la dimension est « différente » en ont été soulagés.

Lorsqu’il raconte la genèse du projet, Mathieu affirme qu’ « ils auraient aussi bien pu s’impliquer dans un chantier de rénovation mais cela [leur] aurait moins apporté que de rencontrer des gens et de se rendre utiles dans un lieu profondément ancré dans notre actualité ». Alors, Calais était presque une évidence pour cette équipe comme pour les quelques autres qui s’y sont succédées tout l’été.

[media image]https://www.sgdf.fr/images/stories/IMG_0364.JPG[/media]

Tous les cinq viennent de Paris et ont le sentiment que cette semaine à Calais va les changer intérieurement. Rosalie sait que cette expérience, sa relation avec les enfants qui ne parlent pas la même langue, sa rencontre avec les familles, vont lui permettre de mieux se connaître elle-même et de savoir concrètement ce qu'elle peut faire pour aider les autres. Elle espère aussi en savoir plus sur le monde, car la vie quotidienne n'est selon elle pas « le monde entier ».

[intercalaire][media image plein-ecran]https://www.sgdf.fr/images/stories/IMG_0297.JPG[/media][/intercalaire]

[sous-titre]La jungle, une découverte impressionnante[/sous-titre]

Alors qu'elles sont en train de préparer le repas de midi dans la pièce attenante à la cuisine du secours catholique, les filles se remémorent leur journée dans la jungle. Elles l’ont découverte avec Mathieu pour la première fois le jour où l'équipe est arrivée à Calais. Mathieu, le seul garçon de l’équipe, est justement dans la jungle aujourd’hui pour servir le thé et le café pendant que Rosalie, Camille, Marion, Ella et Clotilde animent des activités avec les femmes et les enfants qui viennent chaque mardi au Secours Catholique. Ella a été marquée par l’étendue de colza qui a poussé dans la zone sud après qu'elle ait été démantelée au printemps : « c'est émouvant et étrange cette nature qui renait où des constructions ont été détruites, on a du mal à imaginer que la présence des migrants à cet endroit est encore récente ».

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Tous s'accordent à dire que malgré la barrière de la langue, la communication opère facilement. Un peu gênés au début de peur de dévisager les personnes, dans un lieu qui leur est complètement inconnu, les compagnons insistent sur les échanges conviviaux qui ont suivi : « cela s’est fait spontanément » affirme Marion, « ce sont eux qui sont venus nous parler, ils nous disaient quel était leur pays d’origine et nous demandaient comment on allait, ce qui semblait presque surprenant étant donné leur situation ».

À son retour de la jungle, Mathieu témoigne à quel point il est a été impressionné. «Globalement cela correspond à ce que l'on voit dans les médias mais ces derniers ont tendance à occulter l'entraide et les liens forts qui se tissent dans la jungle. Ceux qui se retrouvent pour le café et le thé sont des habitués, ils viennent partager des moments de convivialité dans un lieu auquel ils se sont accoutumés.» Il y retournera peut-être le lendemain, cette fois pour organiser des activités.

[sous-titre]D'un projet à l'autre, respecter les hommes et l'environnement[/sous-titre]

La journée s’achève, les filles disent au revoir aux enfants et récupèrent leur vélo. Elles vont rejoindre Mathieu à l’autre bout de la ville, où Maria Skobtsova a sa maison. Là, ils ont rencontré deux migrants que Maria a accueillis et qui sont désormais volontaires pour l’association. Ella apprécie la proximité qu’ils ont avec eux et se sent plus à l’aise pour leur poser des questions sans être gênée car, explique-t-elle, la plupart des migrants qui se rendent ici sont dans des situations d’urgence et sortent parfois de l’hôpital. A la fin de la semaine il sera déjà temps de quitter Calais. L’équipe a prévu de rejoindre Houlgate après un trajet itinérant à vélo. 500 kms prévus pour renforcer les liens entre ces 6 compagnons, pour nourrir la cohésion d’équipe tout en se déplaçant de manière éco-responsable en vélo ou en transport en commun.

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En septembre 2015 le Pape François lançait un appel et demandait à ce que chaque paroisse, chaque communauté religieuse accueille une famille de réfugiés. Cet appel, les Scouts et Guides de France se sont engagés à y répondre pour relever collectivement les défis de solidarité qui s’imposent à la société par l’hospitalité, l’éducation et la construction d’un monde de paix.

Donner son temps pour les migrants, les compagnons agissent à Calais

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C’est aux côtés des partenaires associatifs que les jeunes, les bénévoles et les groupes ont œuvré toute l’année en accueillant des adultes et des enfants réfugiés au sein des structures, en allant à la rencontre des migrants partout en France et à Calais.

Monter un projet de solidarité à Calais

Clotilde, Camille, Rosalie, Mathieu, Ella et Marion forment une équipe bien soudée. Ils sont venus à Calais pour une semaine. Ils logent à la maison Maria Skobtsova, l’association éponyme œuvre auprès des personnes démunies et des réfugiés depuis près d’un an. Si l’idée d’un projet à Calais s’est imposée naturellement à eux, cela n’a pas été facile de trouver un partenaire associatif car Camille est mineure. Maria Skobtsova leur a donné le feu vert. Les 6 compagnons qui tenaient à ce projet de solidarité dont la dimension est « différente » en ont été soulagés.

Lorsqu’il raconte la genèse du projet, Mathieu affirme qu’ « ils auraient aussi bien pu s’impliquer dans un chantier de rénovation mais cela [leur] aurait moins apporté que de rencontrer des gens et de se rendre utiles dans un lieu profondément ancré dans notre actualité ». Alors, Calais était presque une évidence pour cette équipe comme pour les quelques autres qui s’y sont succédées tout l’été.

Tous les cinq viennent de Paris et ont le sentiment que cette semaine à Calais va les changer intérieurement. Rosalie sait que cette expérience, sa relation avec les enfants qui ne parlent pas la même langue, sa rencontre avec les familles, vont lui permettre de mieux se connaître elle-même et de savoir concrètement ce qu'elle peut faire pour aider les autres. Elle espère aussi en savoir plus sur le monde, car la vie quotidienne n'est selon elle pas « le monde entier ».

La jungle, une découverte impressionnante

Alors qu'elles sont en train de préparer le repas de midi dans la pièce attenante à la cuisine du secours catholique, les filles se remémorent leur journée dans la jungle. Elles l’ont découverte avec Mathieu pour la première fois le jour où l'équipe est arrivée à Calais. Mathieu, le seul garçon de l’équipe, est justement dans la jungle aujourd’hui pour servir le thé et le café pendant que Rosalie, Camille, Marion, Ella et Clotilde animent des activités avec les femmes et les enfants qui viennent chaque mardi au Secours Catholique. Ella a été marquée par l’étendue de colza qui a poussé dans la zone sud après qu'elle ait été démantelée au printemps : « c'est émouvant et étrange cette nature qui renait où des constructions ont été détruites, on a du mal à imaginer que la présence des migrants à cet endroit est encore récente ».

Tous s'accordent à dire que malgré la barrière de la langue, la communication opère facilement. Un peu gênés au début de peur de dévisager les personnes, dans un lieu qui leur est complètement inconnu, les compagnons insistent sur les échanges conviviaux qui ont suivi : « cela s’est fait spontanément » affirme Marion, « ce sont eux qui sont venus nous parler, ils nous disaient quel était leur pays d’origine et nous demandaient comment on allait, ce qui semblait presque surprenant étant donné leur situation ».

À son retour de la jungle, Mathieu témoigne à quel point il est a été impressionné. «Globalement cela correspond à ce que l'on voit dans les médias mais ces derniers ont tendance à occulter l'entraide et les liens forts qui se tissent dans la jungle. Ceux qui se retrouvent pour le café et le thé sont des habitués, ils viennent partager des moments de convivialité dans un lieu auquel ils se sont accoutumés.» Il y retournera peut-être le lendemain, cette fois pour organiser des activités.

D'un projet à l'autre, respecter les hommes et l'environnement

La journée s’achève, les filles disent au revoir aux enfants et récupèrent leur vélo. Elles vont rejoindre Mathieu à l’autre bout de la ville, où Maria Skobtsova a sa maison. Là, ils ont rencontré deux migrants que Maria a accueillis et qui sont désormais volontaires pour l’association. Ella apprécie la proximité qu’ils ont avec eux et se sent plus à l’aise pour leur poser des questions sans être gênée car, explique-t-elle, la plupart des migrants qui se rendent ici sont dans des situations d’urgence et sortent parfois de l’hôpital. A la fin de la semaine il sera déjà temps de quitter Calais. L’équipe a prévu de rejoindre Houlgate après un trajet itinérant à vélo. 500 kms prévus pour renforcer les liens entre ces 6 compagnons, pour nourrir la cohésion d’équipe tout en se déplaçant de manière éco-responsable en vélo ou en transport en commun.

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