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Amahoro Amani : après les conflits, la paix

amahoro amani

En 2005 est née l'idée de rassembler, dans la région des grands lacs en Afrique (Burundi, Rwanda, Les régions du Nord et Sud Kivu de la République Démocratique du Congo), des jeunes de 15 à 25 ans, scouts/guides ou non afin de promouvoir paix. Des jeunes d'âges et de communautés différentes se réunissent dans des clubs de paix qui viennent en aide aux populations sur place. C’est le projet Amahoro Amani.

Christian médiateur dans un club de paix en République Démocratique du Congo

« Je pense que pour être un bon médiateur, il faut savoir écouter et surtout ne pas se précipiter. Si on va trop vite, on peut empirer un conflit au lieu de le résoudre. En tant que médiateur, c'est à nous de temporiser et d'aller pas à pas vers la meilleure issue possible.

Je suis médiateur, mais je n'ai pas toutes les solutions. Les agents de paix ont beaucoup d'idées, mon rôle est de les guider, d'encadrer les débats et discussions. Il faut être patient. Pour résoudre un conflit, il faut écouter chacun des membres concernés, en parler dans le club de paix et fixer des objectifs pour aider à la résolution pacifique du conflit. Puis, il faut que les personnes qui sont en conflit acceptent notre aide.»

Célestin, membre d’un club de paix en République Démocratique du Congo

« Je fais partie d'un club de paix, mais je suis aussi un bénéficiaire.

Dans notre communauté, il y a plusieurs ethnies, on ne s’entend pas bien. Ca remontait à nos parents déjà, et même si nous ne comprenions pas pourquoi on ne pouvait pas s'entendre avec les enfants de l'autre ethnie, on se battait, on volait même des choses aux autres.

Un jour le club de paix de ma communauté est venu et nous a proposé de faire un match de foot. Mais au lieu de faire 2 équipes ethnie contre ethnie, ils nous ont obligé à nous mélanger et à former 2 équipes mixtes. Au début, on ne voulait pas jouer ensemble, mais nous avions très envie de jouer au football. Nous avons joué le match. Au début c'était difficile, mais par la suite, nous avons oublié qui était qui. Nous étions seulement des coéquipiers.

Aujourd'hui, nous sommes amis, et mes deux meilleurs amis sont de l'autre ethnie.

J'ai été vraiment impressionné par les actions du club de paix, alors maintenant je suis moi aussi un agent de paix et je suis fier de pouvoir continuer à aider ma communauté. »