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Le Pèlerinage 2017 : c'est ton Tours !

Pélé de Tours visuel principal
Les 3, 4 et 5 novembre dernier, près de 500 compagnons, chefs et cheftaines, responsables de groupe, cadres des Scouts et Guides de France se sont retrouvés à l'Abbaye de Marmoutier pour vivre le « Pèlerinage de la Rencontre ». Retour sur trois jours intenses entre conférences, chants, temps pour soi, prières et rencontres avec des pèlerins venus de toutes les régions.

Sur les traces de Saint Martin

C'est à l'abbaye de Marmoutier, fondée par Saint Martin, né en 312, qu'a débuté ce pèlerinage qui a rassemblé des foulards venus de toute la France. Rythmés par des chants, des rires et des échanges, les participants ont pris le chemin sur les bords de Loire pour se rendre à Tours sur les traces de l'ancien centurion romain, devenu ermite et missionnaire chrétien. Dans ce pèlerinage au cœur de la cité, plusieurs ateliers leurs étaient proposés pour découvrir la vie de ce saint qui a joué un rôle essentiel dans la diffusion du christianisme en Gaule: confection de son manteau (symbole fort de l'un de ses actes de charité), mots croisés sur son histoire, découverte des vitraux... Le tout en visitant la ville, de la Basilique Saint Martin à la cathédrale Saint Gatien, en passant par la place Plumereau ou le parc de Sainte Radegonde.

Vivre du scoutisme

Qui dit pèlerinage scout, dit rites scouts ! Les chants, la marche, les bénédicités et le jeu étaient au rendez-vous. Tout un campement s'est dressé sur les terres de l'abbaye : tentes canadiennes, tentes igloos, tonnelles et chapiteau ont poussé entre vieilles pierres pour accueillir les animations comme les temps plus calmes.

Et un week-end scout ne peut pas se passer de veillée festive ! Les deux soirées ont été animées par des veillées musicales : l'une était placée sous le signe de la vie de Saint Martin, à travers un quizz collectif et des chants du groupe Amplitude, et l'autre sous le signe de la pop louange du groupe Uni'T. Un programme qui a répondu aux attentes: « je suis venue ce week-end car je savais que je pourrai vivre un temps scout, retrouver la méthode et des chants que je connais bien, mais aussi pour faire de nouvelle rencontres, avec des personnes de toutes les régions et aux parcours différents » témoigne Marie-Cécile, animatrice Cléophas.

Vivre la rencontre

La thématique de la rencontre a été défrichée par trois intervenants de haut vol et aux parcours de vie atypiques, lors d'un temps de conférence-partage animé par la Radio Chrétienne Francophone (RCF).

Sœur Valentine Delafon, religieuse salésienne dans un quartier populaire au sud de Lille, œuvre aujourd'hui pour l'association Valdocco. Revenant sur son engagement né grâce au scoutisme, elle a raconté qu'étant jeune, elle pensait vivre dans le plus beau panorama du monde, les Alpes, « avant de découvrir des paysages magnifiques dans des quartiers bétonnés : des visages, des sourires, des histoires et des amis qui ont changé ma vie au point que je n'en suis jamais sortie ». Frère Jean Druel, habitant au Caire, dirige aujourd'hui l'Institut dominicain d'études orientales. Linguiste et passionné par la culture islamique, il a témoigné des 5 années qu'il a passé à étudier, parler et croire comme un musulman (suivant la méthode de Saint Dominique), pour mieux les comprendre: « j'ai été émerveillé de voir qu'on pouvait découvrir le monde totalement différemment ». A son tour, Martin Steffens, professeur de philosophie, est revenu sur son expérience spirituelle au contact de la nature, à l'orée d'une forêt alsacienne : « j'ai trouvé là-bas la beauté du monde qui m'a explosé au visage : tous ces liens qu'on ne voit pas, mais sans lesquels ce monde serait devenu un chaos, me sont devenus tout d'un coup visibles et palpables».

Ecouter cet échange riche en enseignements :
En tant que compagnon (la branche des 17-21 ans), Benoît a été marqué par ces intervenants : « c'était touchant, cela m'a donné envie de m'engager en tant que chef ». Dans un pèlerinage scout, la rencontre est facilitée par la chemise, le foulard et « on a tous des anecdotes de camps ou d'années à raconter » poursuit Sophie, membre de son équipe.

Prendre du temps pour soi

Tout au long de ce week-end les pèlerins ont eu la possibilité de prendre du vivre des temps spirituels forts. Chacun pouvait se rendre aux laudes, le matin, vêpres le soir. C'était l'occasion de confier ses joies, tristesses, réussites, dans les paroles, le chant ou le silence. Sans oublier les moments « temps pour soi » en fin de journée pour prendre ce temps qu'il n'est pas toujours facile de faire dans sa vie quotidienne : des tentes étaient mises à la disposition de tous dans lesquelles se trouvaient par exemple des jeux, des livres, des coins de prières, d'intentions ou de confessions. « J'ai aimé ces temps, il y avait une facilité de prier et surtout, c'était une proposition totalement libre » confie Benoit. En rentrant de leur journée, les participants ont pu vivre un « yabok » (un outil pour accompagner la relecture d'expérience), sur la place de chacun au sein de sa communauté. C'était en premier lieu un temps personnel, puis en binôme et enfin en équipe.

En tant qu'athée, Sophie a beaucoup hésité à se rendre à ce pèlerinage de peur de ne pas trouver sa place, pour finalement n'avoir aucun regret : « bien sûr que je m'y suis retrouvée ! J'aime prendre du temps pour penser, prendre du recul, réfléchir, prendre une pause. C'est comme ça que j'ai occupé mon temps pour moi ! Je repars de ce rassemblement avec l'envie d'essayer de prendre ce temps dans ma vie quotidienne ».

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