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Pionniers, caravelles, éclaireuses et éclaireurs ont veillé la Lumière de la Paix de Bethléem

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Le 17 décembre 2017, une délégation a rapporté en France la Lumière de la Paix de Bethléem. Cette année, ce sont les pionniers et caravelles des Scouts et Guides de France qui sont allés la chercher à Vienne, en Autriche, aux côtés des Eclaireuses et Eclaireurs Unionistes de France. Leur mission : veiller tout au long du trajet retour sur la Lumière pour pouvoir la transmettre. L’occasion de témoigner de leur expérience.

Estel, 14 ans, caravelle dans la caravane Sainte Marie - Buc, Jouy-en-Josas, les Loges-en-Josas & Vélizy

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Pourquoi as-tu choisi de participer à ce voyage ?

J’avais déjà participé à la célébration à Paris lorsque j’étais guide. Les jeunes de la délégation qui y avaient témoigné, semblaient très touchés par leur expérience. Cette année, l’opportunité s’est présentée pour moi et elle conclut aujourd’hui un cap avec ma caravane : aider les personnes sans domicile fixe à mieux vivre. Nous sommes dans la phase finale de ce cap, et je peux dire qu’il m’a ouvert les yeux sur leurs conditions de vie difficiles.

Quel moment t’a le plus marqué ?

La visite du marché de Noël était euphorique. Ça a été un moment clé pour créer des liens avec les autres jeunes de la délégation.

Qu’est-ce que cette expérience t’a apporté ?

Participer à cette mobilisation m’a donné envie d’agir. Maintenant, il me reste à voir comment, mais quelques idées me viennent déjà à l’esprit. J’ai prévu de témoigner de mon expérience auprès de ma paroisse et je pense que leurs questions vont m’aider dans ma démarche.

Qu’est-ce que la Lumière peut changer au quotidien selon toi ?

J’aimerais que la Lumière apporte à chacun de la reconnaissance envers les autres, qu’elle fasse réfléchir chaque personne à la perception et aux échanges qu’elle a avec le monde.

Concrètement, comment est-ce que tu t’engages pour la paix ?

Sensible aux disputes, notamment à l’école, je fais en sorte de ne pas en créer et de les résoudre s’il le faut. Pour moi, la communication est souvent la clé. Je cherche donc à tempérer les discussions tout en laissant chacun s’exprimer pour une meilleure compréhension des uns et des autres. Je garde surtout à l’esprit que je fais toujours de mon mieux.

Hugo, 15 ans, éclaireur dans le groupe Faubourg Saint-Antoine – Paris

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Pourquoi as-tu choisi de participer à ce voyage ?

Nos chefs nous l’ont proposé en début d’année. Le principe de diffuser la paix à travers un symbole bien connu m’attirait beaucoup. J’ai préparé un projet en toute simplicité : j’ai choisi et expliqué que je souhaitais agir à mon échelle, c’est-à-dire diffuser les valeurs de paix au niveau local. Pour moi, il est important de garder les pieds sur terre : mettre la main à la pâte oui, agir à la façon du colibri (faire sa part, comme dans le conte), c’est encore mieux ! Si nous agissions tous localement, si nous adoptions tous des petits gestes pour la paix au quotidien, je suis persuadé que nos relations humaines iraient beaucoup mieux.

Quel moment t’a le plus marqué ?

Les rencontres m’ont beaucoup marqué. Le jeudi soir, nous étions 30 jeunes à ne pas se connaître du tout. Et pourtant, nous avons fait connaissance très rapidement et les échanges ont été très naturels et faciles. Cela m’a beaucoup surpris. Je ne m’attendais pas à ce que nous formions un groupe soudé et complice si rapidement.

Qu’est-ce que cette expérience t’a apporté ?

Grâce à cet évènement, j’ai pu voir à quel point le hasard pouvait bien faire les choses puisque des relations humaines fortes se sont très vite créées. Nous avions tous la volonté de nous intégrer au groupe et vivre une expérience riche. L’émulation qui en est ressortie m’a fait beaucoup de bien.

Qu’est-ce que la Lumière peut changer au quotidien selon toi ?

Je pense que donner la Lumière est un geste symbolique certes, mais qui reste très simple si nous expliquons la démarche et l’espoir qui y sont associés. Je compte donc apporter des éclaircissements sur l’histoire de la Lumière et j’espère intimement qu’elle m’apportera de la sagesse pour me permettre d’être moins impulsif au quotidien.

Concrètement, comment est-ce que tu t’engages pour la paix ?

Je ne supporte pas l’injustice. Je ne peux donc pas m’empêcher d’intervenir comme je peux pour lutter contre cela et assurer, à mon échelle, je l’espère, un certain chemin vers la paix.

Toussaint, 16 ans, pionnier dans le groupe Saint-François d’Assises - Pithiviers

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Marie, 14 ans, éclaireuse dans le groupe Faubourg Saint-Antoine - Paris

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Pourquoi as-tu choisi de participer à ce voyage ?

Les autres jeunes de mon groupe m’en ont parlé. Ils se sont montrés tellement enthousiastes que j’ai absolument voulu relever le défi de veiller sur la Lumière lors de son chemin vers la France.

Quel moment t’a le plus marqué ?

Avoir la liberté de se promener en groupe dans le marché de Noël m’a permis d’aller à la rencontre des autres et de vivre de très bons moments. C’était très enrichissant de voir que nous étions si bien mélangés. Même si nous appartenons à un mouvement différent et que nous ne menons pas forcément les mêmes actions, j’ai pu voir que nous partageons les mêmes valeurs, sans dénigrer les autres. Cela fait chaud au cœur.

Qu’est-ce que cette expérience t’a apporté ?

J’ai hâte de pouvoir raconter autour de moi les échanges que j’ai eus avec les autres jeunes de la délégation et partager les liens que nous avons créés, sûrement en créant des évènements inter-unités.

Qu’est-ce que la Lumière peut changer au quotidien selon toi ?

Pour moi, donner la Lumière, c’est avant tout tendre la main et réchauffer le cœur des autres. Je vais d’abord la donner à ma paroisse et j’envisage aussi de la donner à toute personne dans le besoin que je croise, tels que des SDF.

Concrètement, comment est-ce que tu t’engages pour la paix ?

Je suis à l’écoute des autres et je défends mes idées. Ensemble, nous sommes plus forts. Ce rassemblement en est la preuve. Il faut donc que nous apprenions à construire un monde dans lequel chacun a sa place.

Albane, 16 ans, caravelle dans la caravane d’Aubagne La Penne

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Pourquoi as-tu choisi de participer à ce voyage ?

J’ai participé à la célébration à Marseille les années précédentes. Cette année, l’opportunité d’aller plus loin s’est présentée à moi et j’ai eu très envie de m’impliquer davantage, notamment pour représenter les pionniers et caravelles.

Quel moment t’a le plus marqué ?

Sans hésiter : le jeu que nous avons fait devant l’église, juste avant la célébration. Nous étions tous ensemble, réunis. Des scouts d’autres pays nous ont rejoints au fur et à mesure pour jouer à un jeu dont nous inventions les règles au fil de l’eau. Les éclats de rire partagés étaient un pur délice et nous ont montré qu’il s’agissait bien d’un langage universel.

Qu’est-ce que cette expérience t’a apporté ?

Je repars la tête remplie de souvenirs. Je suis très heureuse d’avoir pu échanger avec des Eclaireuses et Eclaireurs Unioniste pour découvrir le protestantisme. Nous avons finalement chacun notre façon de prier mais le scoutisme en reste indemne. J’avais déjà pu vivre ce type d’expérience lorsque nous avions donné la lumière aux autres communautés religieuses, l’année dernière. Soudés par la croyance, tout simplement, nous avions vécu un moment très fort et émouvant, rendant hommage aux victimes des attentats récents.

Qu’est-ce que la Lumière peut changer au quotidien selon toi ?

Cette Lumière est mon cap. Je compte la donner aux personnes dans le besoin, en plus d’avoir mené différentes actions ces derniers mois auprès d’eux (distribution de repas etc.). Je vais également l’apporter à la paroisse de Marseille. J’espère de tout cœur que ce symbole mette en avant l’unité et permette à chacun de se rappeler que l’on n’est jamais seul où que l’on soit.

Concrètement, comment est-ce que tu t’engages pour la paix ?

J’exprime mes idées, j’évite les conflits mais je prends le temps de parlementer si cela en vaut la peine. Je me montre honnête et je m’implique dans ma caravane et au lycée pour que la bonne entente règne. Plus concrètement, je mène des campagnes au sein du Conseil des Délégués pour la vie Lycéenne.

Nils, 15 ans, Eclaireur Unioniste de France dans le groupe Pictavie - Poitiers

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Pourquoi as-tu choisi de participer à ce voyage ?

Aller à la rencontre des autres a été ma première motivation. J’avais très envie de prendre conscience de l’ampleur du scoutisme au niveau mondial, voir à quoi pouvait ressembler un évènement scout à grande échelle et ne pas me restreindre à mon unité, même si elle m’apporte déjà beaucoup. Je suis aussi conscient d’avoir eu la chance d’être sélectionné, cette démarche étant très symbolique pour nous chez les chrétiens.

Quel moment t’a le plus marqué ?

J’ai beaucoup aimé la veillée de préparation de la célébration. Pour moi, nous rentrions dans le vif du sujet et abordions notre démarche avec plus de profondeur que nous l’avions fait depuis le début. C’était un moment fort : chacun écoutait la parole de l’autre et s’en nourrissait pour former une réflexion intéressante. C’était à la fois apaisant et vivant. J’en garde un excellent souvenir.

Qu’est-ce que cette expérience t’a apporté ?

J’ai fait des rencontres incroyables. Les échanges que j’ai pu avoir m’ont permis de découvrir comment le scoutisme pouvait être vécu dans d’autres unités. Cela a été très enrichissant ! Et pour rester en contact avec ces personnes que j’ai rencontré et donner une résonance supplémentaire à cet évènement, j’aimerais beaucoup créer un projet de jumelage avec mon unité.

Qu’est-ce que la Lumière peut changer au quotidien selon toi ?

J’espère qu’elle permettra de sensibiliser à la paix de façon générale. Je pense que ce souvenir va me donner l’impulsion nécessaire pour concrétiser certaines de mes idées et pour mener à bien des actions pour la paix.

Concrètement, comment est-ce que tu t’engages pour la paix ?

Je suis conscient que s’engager pour la paix est une mission de longue haleine. Je pense que la meilleure façon d’y parvenir c’est de commencer par s’ouvrir aux autres et être tolérant. C’est pourquoi j’aime particulièrement participer à des débats voire en créer autour de moi. A travers cette démarche, j’ai espoir que mon entourage s’engage dans des réflexions pertinentes et construise ses opinions en prenant conscience des avis et expériences différentes de chacun.

Marius, 16 ans, pionnier dans le groupe Saint-Pierre - Gradignan

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Pourquoi as-tu choisi de participer à ce voyage ?

Les chefs nous ont parlé de cet évènement et de la délégation tôt dans l’année, en mettant en avant la richesse de ce voyage. C’était la première fois que j’en entendais parler et j’ai eu très envie de me lancer ! Nous étions bien sûr plusieurs à vouloir partir à l’aventure et avons donc procédé à un vote. J’ai été désigné à l’unanimité, pour mon plus grand plaisir : c’était parti pour vivre l’expérience de la Lumière de la Paix de Bethléem. Je ne connaissais personne de la délégation mais je n’ai ressenti aucune peur. J’avais confiance en le scoutisme, en les autres. J’ai tout de suite senti que je pourrais compter sur eux et je ne l’ai d’ailleurs regretté à aucun moment !

Quel moment t’a le plus marqué ?

Ces trois jours partagés avec la délégation m’ont rendu très heureux. J’ai quand même ressenti quelque chose de particulier lors de la Célébration. Voir ces différences rassemblées, toutes ces personnes mobilisées pour la paix, m’a rendu heureux, m’a donné envie de continuer l’aventure scoute et de découvrir d’autres horizons.

A qui vas-tu donner la Lumière ?

Je vais transmettre la Lumière lors de la Célébration de Bordeaux pour qu’elle puisse faire son voyage partout en Aquitaine. Mais surtout, je vais la donner à mes proches, en espérant qu’elle leur apporte amitié, bienveillance et paix. Je suis d’ailleurs très heureux d’être porteur de la Lumière mais aussi conscient de la responsabilité qui repose sur moi. Sans aucun doute, je serais prêt à revivre l’expérience, surtout pour la beauté du geste qu’est celui de la transmission.

 

Et pour finir, quelques notes de musique pour accompagner les pionniers, caravelles, éclaireuses et éclaireurs qui ont veillé la Lumière de la Paix de Bethléem depuis Vienne :