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Produits locaux, de saison, sans emballage… Comment savoir ce qu’il y a dans notre gamelle ?

« Dans ta gamelle » est la résolution votée lors de l’assemblée générale de 2018. L’ensemble de l’association s’est engagé à améliorer ses pratiques autour de l’alimentation et de passer à l’action pour habiter autrement la planète.
Nous avons demandé à des participants et participantes leurs initiatives, conseils et idées sur ce sujet savoureux.

1 Gaela bisGaela, secrétaire du groupe de Rennes Saint Hélier 

« En tant qu’équipiers au service des chefs et cheftaines, il faut essayer de leur recenser, pour nous autour de Rennes, ces producteurs et leur donner les bonnes adresses, les bons achats. Il faut savoir qu’un kilo de pommes en supermarché coute au moins 3€ selon les saisons alors qu’il coûte 1€50 chez les producteurs.
On diminue donc vraiment le budget et on mange une pomme qui a réellement du goût ! Sur la Bretagne, il y a des réseaux qui se créent, sur des sites qui répertorient de nombreux lieux pour se procurer de bons produits. Le problème est que les chefs et cheftaines ne les connaissent pas tous, c’est donc notre rôle de les aider à trouver. »

 

2 Victor bisVictor, pionnier, groupe de Wintzenheim

« J’essaie au maximum de savoir d’où viennent les produits que je consomme mais en pratique ce n’est pas facile. Nous ne savons pas toujours d’où viennent exactement les aliments, ni leur provenance ni leur origine.
Mais j’essaie de me renseigner au maximum chez les scouts, sans l’imposer car c’est un choix. J’en profite pour sensibiliser les autres pionniers et caravelles de mon unité »

 

3 Florence bisFlorence, compagnon, groupe Conflans Andresy Maurecourt

« Je ne faisais pas toujours attention à ce qu’il y avait dans ma gamelle, mais nos chefs et cheftaines étaient plus vigilants sur ce point-là. Maintenant, on essaie de faire contrôler notre consommation de viandes, et de poissons. Je le fais aussi bien dans la vie aux scouts que dans ma vie de tous les jours. »

 

 

4 Lionel bisLionel, responsable de groupe, Tarn

« Nous sommes dans un lieu assez rural donc nous avons la possibilité, et la chance de pouvoir réellement répondre à cette résolution. En pratique, nous insistons pour avoir des contacts directs avec des producteurs. Notre grande chance c’est que certains membres du groupe sont, eux-mêmes, des petits producteurs. »

 

5 Pénélope bisPénélope, coéquipière Vent du Large, Villeneuve d'Ascq

« On a la chance d’avoir une coéquipière qui est végétarienne, ce qui nous a permis de découvrir d’autres façons de cuisiner. Nous passons de bons moments à cuisiner ensemble avec les guides de Vent du Large. On a beaucoup de légumes à éplucher, ce qui permet aux filles d’être actrices de ce qu’elles mangent, et de comprendre ce que veut dire mieux consommer ».

 

6 Marie bisMarie, cheftaine scouts et guides, Quimper

« Je ne sais pas toujours ce qu’il y a dans ma gamelle, mais j’essaie au maximum de faire attention avec les jeunes. Un équipage de mon unité qui a pris le label « Gastronomie ». Ce sont donc eux qui font les repas. Je les sensibilise aux menus de saisons. La semaine dernière ils me proposaient une tartiflette pour le week-end, je leur ai conseillé plus de légumes et de fruits de printemps. C’est un thème éducatif important. »

 

7 Eric bisÉric, délégué territorial, Oise

« Nous essayons de mettre un peu plus d’aliments locaux et de meilleure qualité dans nos assiettes. Par exemple, cette année, nous avons fait un rassemblement territorial, le Jambatam. Pour l’approvisionnement, nous avons eu deux sources : d’une part, des parents agriculteurs qui nous ont fournies une grande partie des légumes, et d’autre part, pour les radis et salade, nous avons fait appel à un jeune maraîcher. C’était sa première commande ! »

 

8 Louise Marie et Alix bisLouise-Marie et Alix, caravelles, Chantilly et Beauvais

Louise-Marie :« Nous allons souvent à la Biocoop pour nous procurer des gâteaux, des légumes, des fruits en masse, pour éviter justement tous les papiers plastiques. »

Alix : « Nous avons des chefs assez vigilants sur l’origine des produits. Lors de réunions, nous préparons nous-même le repas avec les courses faites le matin même. Il n’y a rien d’industriel. Je le fais également chez moi, car j’adore cuisiner. »

 

9 Thibault bisThibault, chef louveteaux jeannettes, Aubière

« C’est difficile de toujours savoir ce qu’on mange. J’ai encore du mal à me renseigner sur ce que j’achète, faire attention à la qualité, aux produits de saison… Mais on va essayer de le faire au maximum notamment pour le camp de cet été. Nous avons décidé d’acheter les légumes chez les producteurs locaux et pour la viande, chez le boucher. Tout ce qui va être sec, en vrac, nous allons les acheter au préalable. Nous irons chez des vendeurs qui connaissent la provenance de leurs produits. »

 

11 12 Lola et Cyril bisLola, compagnon, Ris-Orangis et Cyril, pionnier à Ris-Orangis dans l’Essonne

Lola : « On va avoir un weekend de territoire, “Tous à l’unissone” où il y aura une commission Habiter Autrement La Planète qui s’occupent de se fournir chez les producteurs locaux. J’ai réalisé pendant cette assemblée générale que c’était important de savoir ce que l’on mangeait, qu’on pouvait avoir un vrai impact grâce à l’alimentation. Je me rends compte qu’il faut le faire aussi dans ma vie de tous les jours, pas juste dans le cadre des scouts. »

Cyril : « Pour le repas trappeur, en général nous utilisons du papier aluminium. Mais la commission pour le week-end territorial a interdit l’utilisation du papier pour les bananes et les pommes de terre. Il faut donc réfléchir à une autre solution. C’est complexe mais je sais que nous allons trouver un moyen plus écologique. En camp, on lit les étiquettes le matin au petit déjeuner, parfois cela surprend de découvrir l’impact environnemental de certains produits. C’est donc une première étape qui permet de commencer à prendre conscience des choses. »

 

 

> En savoir plus sur la résolution "Qu'est-ce qu'il y a dans ma gamelle"