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100 compagnons en action solidaire pour Saint-Martin

[en-tete][media image plein-ecran]https://www.sgdf.fr/images/stories/Actualites/Saint_Martin_1.jpg[/media][titre]100 compagnons en action solidaire pour Saint-Martin[/titre][/en-tete]

Le 6 septembre 2017, Saint-Martin a été violemment frappée par l’ouragan Irma, subissant des dégâts considérables. Un an plus tard, un camp solidaire organisé par les Scouts et Guides de France a réuni pendant un mois une centaine de jeunes engagés et résolus à prendre leur part aux côtés des habitants au nettoyage et la reconstruction de l’île. Reportage.

Pendant plusieurs jours, des vents moyens de 290 km/h et des rafales allant jusqu’à 350 km/h avaient littéralement balayé l’île. Près de 95% des constructions étaient endommagées, la plupart ayant explosé. Eau potable, électricité, téléphonie et réseaux ont totalement été hors service pendant plusieurs semaines.

Rapidement, les Scouts et Guides de France des territoires voisins, la Guadeloupe et la Martinique en particulier, avaient assuré de leur soutien et organisé des collectes pour Saint-Martin. La vie a finalement repris peu à peu son cours, mais les autorités estimaient que plusieurs années seraient nécessaires pour la reconstruction totale de l’île de Saint-Martin et la reprise du tourisme, principale source de revenus et de travail des habitants. L’impact de cet ouragan inédit, de force 5, a également endommagé pour très longtemps la faune et la flore de l’île.

[intercalaire][media image plein-ecran]https://www.sgdf.fr/images/stories/Actualites/DOCK_SCOUTS_032.jpg[/media][/intercalaire]

[sous-titre]Une mobilisation nationale[/sous-titre]

« L'idée de ce camp est née suite aux nombreuses demandes d'équipes de venir aider sur place, peu après le passage de l’ouragan » expliquent Matthias et Coraline, responsables du projet. « Il y avait un tel élan de solidarité qu'on ne pouvait pas ne rien faire ! ».

Dès le lendemain de la catastrophe, de nombreux jeunes compagnons (17-21 ans) de toute la France avaient en effet spontanément manifesté leur solidarité. Pour répondre à leurs attentes, un projet de camp national du 14 juillet au 11 août a ainsi vu le jour, en lien avec les Scouts et Guides de France de Saint-Martin.

Au fil des mois, les demandes d’inscriptions ont afflué de toutes les régions de l’hexagone : de Lille à Aix-en-Provence, et de Bron à Saint-Malo, en passant par Tarbes et Melun.

Rassemblant près d’une centaine de jeunes, le maximum autorisé par les capacités d’accueil sur place, le groupe réunissait les Scouts et Guides de France, catholiques, les Eclaireuses et Eclaireurs Unionistes de France, protestants, et les Eclaireuses et Eclaireurs de France, d’inspiration laïque. Le camp a également bénéficié du « défi Brownsea » : trois jeunes qui n’avaient jamais fait de scoutisme ont bénéficié d’une solidarité financière pour rejoindre le projet.

[sous-titre]« Prendre sa part » dans un chantier gigantesque[/sous-titre]

Basée près de Marigot, le chef-lieu de la partie française de l’île, l’équipe a peu à peu trouvé sa cohésion, son rythme et pris en main l’organisation du camp au fil des jours. « On s’est vite rendus compte sur place que le travail en chantier sera énorme ! » témoigne Maya, compagnon de Fontainebleau-Avon. « Il y avait énormément de chose à faire, nous n’avions pas imaginé l’ampleur de la tâche »

Un an après le passage de l’ouragan, malgré l’énergie des Saint-Martinois, les dégâts causés par Irma sont encore considérables : des bâtiments partiellement détruits, parfois laissés à l’abandon et envahis par la végétation, des maisons sans toit, des débris de bois et de plastiques répandus partout sur l’île, polluant des espaces naturels et protégés… Beaucoup d’habitants ne sont toujours pas revenus vivre sur l’île, laissant des quartiers entiers déserts. Face à un paysage évoquant parfois la désolation, les compagnons se sont attelés, avec réalisme, à ce vaste chantier afin de « laisser l’île un peu plus belle qu’ils ne l’ont trouvée », comme le résumait Jules, responsable du territoire de Saint-Martin.

[intercalaire][media image plein-ecran]https://www.sgdf.fr/images/stories/Actualites/DOCK_SCOUTS_015.jpg[/media][/intercalaire]

[sous-titre]Des actions au service de la population saint-martinoise.[/sous-titre]

« Les Scouts et Guides de France ne sont pas une association de réponse humanitaire d’urgence, » rappelle Matthias. « Leur engagement à la citoyenneté et à une fraternité mondiale les amène à réaliser des projets de solidarité sur un temps plus long ».

Cette position se retrouve dans les « expériments » des compagnons, une occasion unique de vivre des moments d’échange et de rencontre avec les partenaires et la population locale dans un respect et un enrichissement mutuels. C’est cet état d’esprit qui a guidé la préparation et la réalisation des actions solidaires menées à Saint-Martin.

Parmi les chantiers menés, la préservation du cadre naturel a mobilisé les énergies: une série d’opérations de nettoyage de plages, des marais et de quartiers détruits en partenariat avec le conservatoire du littoral. L’objectif : rendre l’île plus vivable pour ses habitant et à nouveau attrayante pour le tourisme, dont dépendent près de 95% des revenus locaux. La construction et la restauration deux de serres ont permis de valoriser les plantes locales et d’atténuer la dépendance de l’île aux produits alimentaires extérieurs, grâce à un système d’agriculture durable.

[intercalaire][media image plein-ecran]https://www.sgdf.fr/images/stories/Actualites/saint_Martin_3.jpg[/media][/intercalaire]

Dans la même logique, les compagnons ont aidé la construction du jardin botanique du musée d’histoire naturelle de Saint-Martin. Destiné à promouvoir l’histoire de Saint-Martin, sa faune et sa flore, et conçu pour cultiver des plantes locales, ce musée permet aussi aux habitants de ramener chez eux des graines qui ne sont pas issues de l’importation, et donc assurées d’être pérennes.

[sous-titre]Miser sur la jeunesse et les associations[/sous-titre]

Une autre série d’actions était tournée auprès des jeunes et des associations sur place. « L’une des fiertés des compagnons était d’avoir réussi à dépasser leurs objectifs pour la reconstruction du local scout de Marigot, un monument historique installé en contrebas du fort Saint Louis et menacé de démolition » détaille Coraline. « Ce qui devait être un simple coup de peinture s’est transformé en une refondation complète : ils ont reconstruit le toit, coulé du béton, installé la charpente… Tout est prêt pour accueillir les futures activités! »

[intercalaire][media image plein-ecran]https://www.sgdf.fr/images/stories/Actualites/saint_Martin_4.jpg[/media][/intercalaire]

L’objectif était également de donner de l’air au scoutisme saint-martinois : suite à l’ouragan, face à la reconstruction de nombreuses maisons, et à fermeture de nombreux établissements scolaires, de nombreux jeunes ont quitté Saint-Martin pour les îles voisines ou la métropole. Certains sont depuis revenus poursuivre leur scolarité sur l’île.

Pendant plusieurs jours, des activités de découverte du scoutisme ont été organisées, avec un succès croissant : « les animateurs et animatrices ont commencé la semaine avec deux enfants, pour la finir avec plus de trente jeunes, qui se sont tous pris aux jeux dans une ambiance endiablée ». Tous sont repartis avec une feuille d’inscription pour leur proposer d’intégrer le groupe cette année.

D’autres initiatives ont été menées dans le quartier défavorisé de Sandy Ground, l’une des zones les plus dévastées après Irma, mais d’où les habitants n’ont pu partir, faute de moyens : construction d’une bibliothèque avec l’association Sandy Ground on the Move, et restauration d’une salle d’accueil de jeunes et d’aide scolaire. «Le tissus associatif joue un rôle essentiel à Saint-Martin, » rappelle Coraline. « C’est pour cela qu’une partie de nos actions étaient tournées autour du soutien à ces associations, qui connaissent bien les besoins réels sur place : l’objectif était de « faire avec » et non pas « faire pour » les habitants. Les compagnons ont ainsi repeint les murs de la bibliothèque avec les enfants du quartier. » 

[sous-titre]A la rencontre de l’Outre-Mer[/sous-titre]

Pour l’équipe, ces 4 semaines intenses ont été marquées par de nombreuses rencontres avec les habitants, l’occasion d’ouvrir son horizon et de s’enrichir, mais aussi de prendre conscience des stigmates toujours présents. « Ces rencontres étaient fortes, les compagnons ont échangé avec des gens très marqués par la catastrophe : certains ont perdu un proche, d’autres vivent encore dans un container, d’autres doivent reconstruire leur maison… Nous avons été beaucoup touchés par les remerciements chaleureux que nous avons reçus tout au long du projet, des Saint-Martinois nous ont offert un repas au restaurant, d’autres nous ont fait découvrir la beauté et la richesse naturelle de leur île. »

[intercalaire][media image plein-ecran]https://sgdf.fr/images/stories/Actualites/Saint_Martin_2.jpg[/media][/intercalaire]

4 semaines intenses de projet, d’actions, de discussions animées, de fatigue et de rires qui se sont achevées le 11 août, avec le départ pour l’aéroport, et, au bout de la piste, l’hexagone. « Mais le sourire des Saint Martinois restera dans mes souvenirs », explique Cassandre, compagnon à Saint-Malo. « Ils m'ont montré que tout peut être surmonté tant que l'on garde le sourire et qu'on le partage. »

[sous-titre]Paroles de compagnons [/sous-titre]

[citation]« L'un des moments les plus marquants de ce camp a été l'inauguration du nouveau local scout de Marigot lorsque nous avons brisé la bouteille de champagne sur le toit que nous avons reconstruit en seulement 3 semaines, avec tous les autres membres du chantier ! Un sentiment de fierté face à ce projet accompli qui nous a poussés à donner le meilleur de nous-mêmes, tout en sachant que la vie va reprendre dans ce local qui va voir naître de nouveaux projets. » Quentin[/citation] 

[citation]« Après trois semaines de camp, dont deux semaines de chantier de reconstruction du local scout intensives, et très éprouvantes pour mon équipe, nous sommes montés sur le fort de Marigot. J’étais dans cette fameuse phase du camp où l’on en a marre de tout. Nous nous sommes juste arrêtés là un moment, à regarder la ville: ses toits multicolores, les débris d’Irma, le local scout, l’océan. C’est là-haut, que j’ai réussi à dire que l’on avait réussi. Ça a été dur, autant mentalement que physiquement, mais on avait fini ce local. Nous avons rêvé d’un projet, nous avons volé jusqu’à ce projet et nous avons réussi ce projet. Ça y est, je me sentais enfin à Saint Martin, fier de ce que l’on avait fait. J’étais prêt à profiter de cette dernière semaine avec mon équipe, plus soudée que jamais. » Alban.[/citation]

[citation]« Quand nous sommes arrivés à Saint Martin et que j'ai pu constater de mes propres yeux l'ampleur des dégâts causés par Irma, j'ai été vraiment choquée face aux maisons sans toitures, à la végétation détruite. C'était bien plus impressionnant que je ne le pensais, et cela m'a poussée à me dire que nous avions, malgré le seul usage de nos mains, la capacité de laisser l'île de Saint Martin un peu meilleure que nous l'avons trouvée. » Amanda.[/citation]

 [diaporama][media image plein-ecran]https://sgdf.fr/images/stories/Actualites/DOCK_SCOUTS_016.jpg[/media][media image plein-ecran]https://sgdf.fr/images/stories/Actualites/DOCK_SCOUTS_039.jpg[/media][media image plein-ecran]https://sgdf.fr/images/stories/Actualites/Dock_SCOUTS_183.jpg[/media][media image plein-ecran]https://sgdf.fr/images/stories/Actualites/Dock_SCOUTS_208.jpg[/media][media image plein-ecran]https://sgdf.fr/images/stories/Actualites/Dock_SCOUTS_222.jpg[/media][/diaporama]

100 compagnons en action solidaire pour Saint-Martin

publié le

Le 6 septembre 2017, Saint-Martin a été violemment frappée par l’ouragan Irma, subissant des dégâts considérables. Un an plus tard, un camp solidaire organisé par les Scouts et Guides de France a réuni pendant un mois une centaine de jeunes engagés et résolus à prendre leur part aux côtés des habitants au nettoyage et la reconstruction de l’île. Reportage.

Pendant plusieurs jours, des vents moyens de 290 km/h et des rafales allant jusqu’à 350 km/h avaient littéralement balayé l’île. Près de 95% des constructions étaient endommagées, la plupart ayant explosé. Eau potable, électricité, téléphonie et réseaux ont totalement été hors service pendant plusieurs semaines.

Rapidement, les Scouts et Guides de France des territoires voisins, la Guadeloupe et la Martinique en particulier, avaient assuré de leur soutien et organisé des collectes pour Saint-Martin. La vie a finalement repris peu à peu son cours, mais les autorités estimaient que plusieurs années seraient nécessaires pour la reconstruction totale de l’île de Saint-Martin et la reprise du tourisme, principale source de revenus et de travail des habitants. L’impact de cet ouragan inédit, de force 5, a également endommagé pour très longtemps la faune et la flore de l’île.

Une mobilisation nationale

« L'idée de ce camp est née suite aux nombreuses demandes d'équipes de venir aider sur place, peu après le passage de l’ouragan » expliquent Matthias et Coraline, responsables du projet. « Il y avait un tel élan de solidarité qu'on ne pouvait pas ne rien faire ! ».

Dès le lendemain de la catastrophe, de nombreux jeunes compagnons (17-21 ans) de toute la France avaient en effet spontanément manifesté leur solidarité. Pour répondre à leurs attentes, un projet de camp national du 14 juillet au 11 août a ainsi vu le jour, en lien avec les Scouts et Guides de France de Saint-Martin. Au fil des mois, les demandes d’inscriptions ont afflué de toutes les régions de l’hexagone : de Lille à Aix-en-Provence, et de Bron à Saint-Malo, en passant par Tarbes et Melun.

Rassemblant près d’une centaine de jeunes, le maximum autorisé par les capacités d’accueil sur place, le groupe réunissait les Scouts et Guides de France, catholiques, les Eclaireuses et Eclaireurs Unionistes de France, protestants, et les Eclaireuses et Eclaireurs de France, d’inspiration laïque. Le camp a également bénéficié du « défi Brownsea » : trois jeunes qui n’avaient jamais fait de scoutisme ont bénéficié d’une solidarité financière pour rejoindre le projet.

« Prendre sa part » dans un chantier gigantesque

Basée près de Marigot, le chef-lieu de la partie française de l’île, l’équipe a peu à peu trouvé sa cohésion, son rythme et pris en main l’organisation du camp au fil des jours. « On s’est vite rendus compte sur place que le travail en chantier sera énorme ! » témoigne Maya, compagnon de Fontainebleau-Avon. « Il y avait énormément de chose à faire, nous n’avions pas imaginé l’ampleur de la tâche »

Un an après le passage de l’ouragan, malgré l’énergie des Saint-Martinois, les dégâts causés par Irma sont encore considérables : des bâtiments partiellement détruits, parfois laissés à l’abandon et envahis par la végétation, des maisons sans toit, des débris de bois et de plastiques répandus partout sur l’île, polluant des espaces naturels et protégés… Beaucoup d’habitants ne sont toujours pas revenus vivre sur l’île, laissant des quartiers entiers déserts. Face à un paysage évoquant parfois la désolation, les compagnons se sont attelés, avec réalisme, à ce vaste chantier afin de « laisser l’île un peu plus belle qu’ils ne l’ont trouvée », comme le résumait Jules, responsable du territoire de Saint-Martin.

Des actions au service de la population saint-martinoise.

« Les Scouts et Guides de France ne sont pas une association de réponse humanitaire d’urgence, » rappelle Matthias. « Leur engagement à la citoyenneté et à une fraternité mondiale les amène à réaliser des projets de solidarité sur un temps plus long ».

Cette position se retrouve dans les « expériments » des compagnons, une occasion unique de vivre des moments d’échange et de rencontre avec les partenaires et la population locale dans un respect et un enrichissement mutuels. C’est cet état d’esprit qui a guidé la préparation et la réalisation des actions solidaires menées à Saint-Martin.Parmi les chantiers menés, la préservation du cadre naturel a mobilisé les énergies: une série d’opérations de nettoyage de plages, des marais et de quartiers détruits en partenariat avec le conservatoire du littoral. L’objectif : rendre l’île plus vivable pour ses habitant et à nouveau attrayante pour le tourisme, dont dépendent près de 95% des revenus locaux. La construction et la restauration deux de serres ont permis de valoriser les plantes locales et d’atténuer la dépendance de l’île aux produits alimentaires extérieurs, grâce à un système d’agriculture durable.

Dans la même logique, les compagnons ont aidé la construction du jardin botanique du musée d’histoire naturelle de Saint-Martin. Destiné à promouvoir l’histoire de Saint-Martin, sa faune et sa flore, et conçu pour cultiver des plantes locales, ce musée permet aussi aux habitants de ramener chez eux des graines qui ne sont pas issues de l’importation, et donc assurées d’être pérennes.

Miser sur la jeunesse et les associations

Une autre série d’actions était tournée auprès des jeunes et des associations sur place. « L’une des fiertés des compagnons était d’avoir réussi à dépasser leurs objectifs pour la reconstruction du local scout de Marigot, un monument historique installé en contrebas du fort Saint Louis et menacé de démolition » détaille Coraline. « Ce qui devait être un simple coup de peinture s’est transformé en une refondation complète : ils ont reconstruit le toit, coulé du béton, installé la charpente… Tout est prêt pour accueillir les futures activités! »

L’objectif était également de donner de l’air au scoutisme saint-martinois : suite à l’ouragan, face à la reconstruction de nombreuses maisons, et à fermeture de nombreux établissements scolaires, de nombreux jeunes ont quitté Saint-Martin pour les îles voisines ou la métropole. Certains sont depuis revenus poursuivre leur scolarité sur l’île.

Pendant plusieurs jours, des activités de découverte du scoutisme ont été organisées, avec un succès croissant : « les animateurs et animatrices ont commencé la semaine avec deux enfants, pour la finir avec plus de trente jeunes, qui se sont tous pris aux jeux dans une ambiance endiablée ». Tous sont repartis avec une feuille d’inscription pour leur proposer d’intégrer le groupe cette année.

D’autres initiatives ont été menées dans le quartier défavorisé de Sandy Ground, l’une des zones les plus dévastées après Irma, mais d’où les habitants n’ont pu partir, faute de moyens : construction d’une bibliothèque avec l’association Sandy Ground on the Move, et restauration d’une salle d’accueil de jeunes et d’aide scolaire. «Le tissus associatif joue un rôle essentiel à Saint-Martin, » rappelle Coraline. « C’est pour cela qu’une partie de nos actions étaient tournées autour du soutien à ces associations, qui connaissent bien les besoins réels sur place : l’objectif était de « faire avec » et non pas « faire pour » les habitants. Les compagnons ont ainsi repeint les murs de la bibliothèque avec les enfants du quartier. » 

A la rencontre de l’Outre-Mer

Pour l’équipe, ces 4 semaines intenses ont été marquées par de nombreuses rencontres avec les habitants, l’occasion d’ouvrir son horizon et de s’enrichir, mais aussi de prendre conscience des stigmates toujours présents. « Ces rencontres étaient fortes, les compagnons ont échangé avec des gens très marqués par la catastrophe : certains ont perdu un proche, d’autres vivent encore dans un container, d’autres doivent reconstruire leur maison… Nous avons été beaucoup touchés par les remerciements chaleureux que nous avons reçus tout au long du projet, des Saint-Martinois nous ont offert un repas au restaurant, d’autres nous ont fait découvrir la beauté et la richesse naturelle de leur île. »

4 semaines intenses de projet, d’actions, de discussions animées, de fatigue et de rires qui se sont achevées le 11 août, avec le départ pour l’aéroport, et, au bout de la piste, l’hexagone. « Mais le sourire des Saint Martinois restera dans mes souvenirs », explique Cassandre, compagnon à Saint-Malo. « Ils m'ont montré que tout peut être surmonté tant que l'on garde le sourire et qu'on le partage. »

Paroles de compagnons 

« L'un des moments les plus marquants de ce camp a été l'inauguration du nouveau local scout de Marigot lorsque nous avons brisé la bouteille de champagne sur le toit que nous avons reconstruit en seulement 3 semaines, avec tous les autres membres du chantier ! Un sentiment de fierté face à ce projet accompli qui nous a poussés à donner le meilleur de nous-mêmes, tout en sachant que la vie va reprendre dans ce local qui va voir naître de nouveaux projets. » Quentin
 

« Après trois semaines de camp, dont deux semaines de chantier de reconstruction du local scout intensives, et très éprouvantes pour mon équipe, nous sommes montés sur le fort de Marigot. J’étais dans cette fameuse phase du camp où l’on en a marre de tout. Nous nous sommes juste arrêtés là un moment, à regarder la ville: ses toits multicolores, les débris d’Irma, le local scout, l’océan. C’est là-haut, que j’ai réussi à dire que l’on avait réussi. Ça a été dur, autant mentalement que physiquement, mais on avait fini ce local. Nous avons rêvé d’un projet, nous avons volé jusqu’à ce projet et nous avons réussi ce projet. Ça y est, je me sentais enfin à Saint Martin, fier de ce que l’on avait fait. J’étais prêt à profiter de cette dernière semaine avec mon équipe, plus soudée que jamais. » Alban.

« Quand nous sommes arrivés à Saint Martin et que j'ai pu constater de mes propres yeux l'ampleur des dégâts causés par Irma, j'ai été vraiment choquée face aux maisons sans toitures, à la végétation détruite. C'était bien plus impressionnant que je ne le pensais, et cela m'a poussée à me dire que nous avions, malgré le seul usage de nos mains, la capacité de laisser l'île de Saint Martin un peu meilleure que nous l'avons trouvée. » Amanda.