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Des scouts et caravelles aux premiers états généraux des droits de l’enfant

Cofrade caravelleLe 16 novembre, l’Assemblée Nationale a accueilli la première édition des états généraux des droits de l’enfant. Les Scouts et Guides de France étaient partenaires de cet événement, organisé par le Conseil Français des Associations pour les Droits de l’Enfant. Une centaine d’enfants et d’adolescents étaient présents pour faire leurs propositions aux députés et personnalités officielles venues les écouter. Parmi eux, plusieurs scouts et caravelles.

« Pour moi, l’éducation, c’est apprendre à l’école mais pas seulement : ça se passe aussi à la maison, comme apprendre à parler, à ne pas être considéré comme un objet » déclame Romain, 11 ans, scout dans le groupe de Ris-Orangis. Il fait partie de la dizaine d’enfants et de jeunes de 8 à 13 ans à être venus répondre à la question « c’est quoi l’éducation pour toi ? ».

Ce jour-là, les enfants et les adolescents avaient la parole. Le moment pour eux partager leurs propositions et leurs préoccupations sur leur droit à l’éducation.

Cofrade scout

Focus sur les origines des inégalités filles-garçons

Juliette, Aude et Coline, toutes trois caravelles à Marly-le-Roi, étaient également présentes. « On a contacté la caravane pour savoir si on aimerait participer à cet événement » raconte Coline. « J’avais déjà participé à un débat d’adolescent, organisé par le COFRADE, alors on s’est dit que ça pourrait être intéressant comme expérience ! ».

Pour préparer le jour J, les participants de 13 à 17 ans ont été invités à réfléchir à des propositions pour améliorer le droit à l’éducation en France. Deux sujets étaient proposés à la caravane de Marly-le-Roi : la violence éducative ou l’égalité filles-garçons.

« L’égalité, ça nous a touché parce qu’on le vit au quotidien » témoigne Juliette. « Il y a les remarques déplacées, les discriminations, des sports ou des métiers que je ne peux pas faire en tant que fille » confie Aude. « Je ne comprends pas pourquoi il y a autant de différences entre les filles et les garçons. Et ça commence très tôt, rien qu’avec les cadeaux Noël où il y a ceux des garçons et ceux des filles ! Ce n’est pas normal ».

Une campagne pour sensibiliser les futurs parents

La caravane de Marly-le-Roi, représentée par Juliette, Aude et Coline, s’est mise d’accord : les choses doivent avancer avec leur génération qui doit faire évoluer les mentalités sur l’égalité filles-garçons et pour cela, former les futurs parents. Elles ont donc présenté la proposition d’une « campagne et affiche publicitaire à relayer sur les réseaux sociaux pour sensibiliser les (futurs) parents à l’égalité filles-garçons ».

Au travers d’affiches diffusées sur les réseaux sociaux et un programme d’éducation civique à l’école, les caravelles espèrent que, grâce à cette sensibilisation, les filles et les garçons pourront tous accéder aux mêmes activités et aux mêmes métiers. « On y arrivera en changeant les parents » confient-elles à la tribune, « c’est là que ça pèche aujourd’hui ».

« On nous a dit qu’on avait été écoutés, mais on attend de voir si ça va se faire » raconte Juliette. « On a fait passer le message aux adultes » complète Coline, « mais on ne doit pas être les seules à proposer et faire des choses pour que cela change ! » conclut Aude.

Cofrade Caravelles v2

A l’issue de ces premiers états généraux, la présidente du COFRADE, Armelle Le Bigot Macaux, a expliqué aux enfants et adolescents qu’un livre blanc serait rédigé avec l’ensemble des constats et propositions faits ce jour-là sur le droit à l’éducation. Il sera ensuite distribué à tous les députés et représentants politiques, en espérant qu’ils passent à leur tour à l’action.