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Emilie : “Mes vies professionnelles et bénévoles se nourrissent mutuellement”

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Le 5 décembre est marqué par la journée mondiale du bénévolat. Chez les Scouts et Guides de France, ce sont plus de 25 000 bénévoles qui s’engagent au service de l’éducation. Ils sont chef, cheftaine, accompagnateur pédagogique, chargée de mission dans le mouvement, et boulanger, enseignant, cheffe de chantier dans leur vie professionnelle. Portrait.

Emilie a 27 ans. Elle est psychomotricienne au sein d’un institut médico-éducatif et équipière Vent du large en charge des formations chez les scouts.

Comment allies-tu ton métier et ta mission bénévole ?

L’équilibre entre la vie quotidienne et vie associative se fait avec le temps. Par exemple, notre calendrier scout se fait en juin pour l’année suivante, ce qui permet de se rendre disponible pour les weekends.

Les mots clés sont donc l’anticipation et la flexibilité. Le plus important est également de savoir parfois dire non à quelques projets pour garder une vie sociale en dehors de l’association. J’ai encore un peu de difficultés à le faire. Finalement c’est une question de choix, d’un peu d’organisation et de beaucoup d’envie.

Qu’est-ce que les scouts t’apportent dans ta vie professionnelle ?

Les scouts m’ont aidé à mieux communiquer à l’oral et à me sentir sereine pour parler en public. Je suis plus à l’aise dans les réunions, lors des formations, ou face aux parents de mes patients.

Ensuite, l’aspect gestion de projet, bien développé chez les SGDF, est mis en pratique dans mon quotidien. J’utilise la même méthode pour mener à bien des projets institutionnels et thérapeutiques: de leur écriture à leur évaluation en passant par leur réalisation.

Au delà des compétences, mes différentes missions m’ont permis de m’épanouir, et même de me découvrir certaines capacités insoupçonnées ! J’ai pris confiance en moi, cela se ressent dans mon travail.

Quel est l’impact de ton métier sur ta mission chez les scouts ?

Mon métier demande une grande part de créativité, d’adaptation et de prise de recul, et je remets donc tout cela à profit chez les scouts. Cela m’aide à plus me poser dans les projets scouts pour y apporter un petit grain de folie. Pour ma mission actuelle, ma connaissance du handicap est un atout que j’emmène dans mon sac scout.

D’autres compétences plus précises comme des techniques de relaxation m’ont également aidée dans l’animation des jeunes.

As-tu senti ta mission scoute évoluer au fur et à mesure de ton évolution professionnelle?

Ayant commencé mes études de psychomotricienne et mes missions bénévoles en même temps, les deux se nourrissent mutuellement. Ils sont finalement très proches dans les compétences et connaissances développées.

Il m’est difficile de voir ce qui a concrètement évolué puisqu’au fil des années puisque j’ai changé de missions et d’emplois. Mais depuis quelques temps, je m’investis dans la transmission de compétences chez les scouts et cela commence à se développer dans ma vie professionnelle.

Ce qui est certain, c’est que j’ose désormais aller vers des missions - associatives et professionnelles - qui comportent plus de responsabilités.