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Des formations BAFA bien adaptées aux normes sanitaires

IMG 20200622 092151Pour permettre au maximum de jeunes de partir en camp en juillet et en août, les équipes des Scouts et Guides de France ont proposé des sessions de formations pour leurs éducateurs tout au long du mois de juin. Des sessions organisées en parfaite cohérence avec les consignes officielles pour préserver la santé de chacun, stagiaire ou formateur. 

 

 

Grâce à cet investissement des équipes, ce sont près de 800 chefs et cheftaines qui ont été formés pour l’été. Une étape indispensable pour permettre à de nombreux camps d’avoir lieu, en accord avec la réglementation des Accueils Collectifs de Mineurs. Les règles de ces formations ont suivi avec souplesse et réactivité l’évolution des consignes du ministère, passant par exemple de 18 à 24 stagiaires accueillis au cours du mois de juin. Les distanciations physiques, le port du masque et le rappel des gestes protecteurs ont été scrupuleusement appliqué au long des sessions. D’autres formations seront prévues au cours de l’été pour continuer à proposer un scoutisme de qualité dans toutes les régions.

François Brichart, directeur de formation en Bretagne, revient sur la façon dont les équipes se sont adaptées sur le terrain en juin, en accueillant 18 stagiaires par formation.

Comment les formations se sont-elles organisées pour appliquer les protocoles sanitaires ?

L’application concrète des normes sanitaires est avant tout axée sur la récupération de matériel adapté : masques, protections diverses.... Nous avons demandé à nos stagiaires de se munir de masques lavables dans une logique écologique. Les protocoles sanitaires nous obligent à repenser certains aspects du quotidien : par exemple, la préparation des repas est désormais prise en charge par une personne équipée avec du matériel de protection (gants, masque, etc.). Les repas peuvent se prendre de manière collective mais en veillant au respect de la distanciation physique. Aujourd’hui, les formations servent aussi à tester du matériel adapté, comme par exemple des tables avec trépieds qui permettent d’avoir davantage d’espace de sécurité entre chaque personne.

Ces formations ont-elles été modifiées ou adaptées ?

Les formations s’adaptent dans la forme car il faut respecter le protocole sanitaire : lors des formations en salle, le port du masque et la distanciation physique sont obligatoires et une équipe de nettoyage est aussi chargée de la désinfection. C’est pour cette raison que les formations ont été organisées au maximum en plein air sous forme d’ateliers, ce qui permet d’être moins à l’étroit et de profiter de la nature après ces longues semaines de confinement.

Comment les directeurs de formation ont-ils repensé les formations BAFA ?

Les directeurs de formation ont pour rôle de repenser sans cesse les formations avec les nouvelles normes. L’enjeu est aussi d’apprendre à gérer la distanciation physique. En effet, nous formons des futurs chefs et cheftaines qui seront au contact des scouts et il faudra leurs apprendre aussi à respecter les gestes barrières. Mais dans l’ensemble, les objectifs du BAFA restent inchangés.

C’est un défi pour les équipes ?

Le défi est surtout de repenser les ateliers en respectant les protocoles sanitaires et la distanciation. Ces contraintes qui s’ajoutent à la vie du camp ne doivent pas générer une ambiance anxiogène, au contraire il est important de créer une atmosphère de confiance pour que tout le monde se sente bien et à sa place. Notre motivation est restée intacte et nous avions déjà réfléchi aux normes que nous devrions respecter. C’est pourquoi nous avions désigné un responsable des normes sanitaires. Ses missions vont se concentrer autour de la gestion des stocks de masques, de l’affichage, de la logistique au quotidien en s’assurant du bon respect des protocoles.

Est-ce que vous pouvez rappeler l’objectif final de toutes ces adaptations ?

Le premier est bien sûr que les jeunes partent en camp cet été après des longues semaines passées en confinement ! Notre second objectif est aussi d’avoir des formations plus qualitatives, grâce au passage de 40 à 18 stagiaires. Cela va permettre de mieux sensibiliser les stagiaires sur les protocoles sanitaires qu’ils devront transmettre. Enfin, le dernier objectif est de respecter bien entendu les règles sanitaires afin de continuer à former des jeunes dans les meilleures conditions.