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CP - Grâce à Dieu, un film à la démarche salutaire

Les Scouts et Guides de France saluent le film de François Ozon Grâce à Dieu qui sort en salle mercredi 20 février. Ce film, à la démarche salutaire, témoigne du chemin parcouru par les victimes du père Preynat et de la création de l’association « la Parole Libérée » qui par son action a su redonner leurs voix à ces victimes restées trop longtemps murées dans le silence. Ce film met en lumière d’une nécessité aujourd’hui évidente : briser le silence. Cette nécessité, nous l’avons régulièrement réaffirmée. En cela, Grâce à Dieu constitue un outil de sensibilisation utile, pour que toutes les victimes d’abus sexuels ne se taisent plus jamais.

Grâce à Dieu, nous rappelle cruellement qu’il y a des lieux où l’intégrité sexuelle et psychologique des jeunes n’est pas garantie. Partout, on peut lire que les victimes du père Preynat étaient « des scouts ». C’est bien anecdotique au regard du sujet, mais la sortie du film est pour nous l’occasion de rappeler le groupe des Scouts Saint Luc (GSL) de la paroisse de Sainte Foy-lès-Lyon, était un groupe qui n’avait de scout que le nom, qu’il était totalement autonome, affilié à aucune association et dans une dérive sectaire. Le mot « scout » n’est pas protégé. Ainsi, n’importe qui peut usurper le terme sans faire partie des organisations reconnues et contrôlées par l’Etat ni par les organisations mondiales de scoutisme et de guidisme (OMMS, AMGE). Ces groupuscules hors contrôle sont nombreux, par leur manque de cadre ils construisent malheureusement des espaces fragiles et des terrains propices aux dérives de toute sorte. Ce fut le cas du groupe où le père Preynat sévissait.

Seuls dix mouvements de scoutisme et de guidisme sont aujourd’hui reconnus par l’Etat. Ces agréments ne sont d’aucune manière synonymes de risque zéro. Aucune association d’éducation populaire n’est à l’abri des violences, notamment sexuelles, contre les mineurs, mais elles ont les moyens de mettre en place une vigilance stricte et de réagir vite.
La réglementation et le contrôle de l’Etat, l’obligation d’accompagnement et de formation des bénévoles (diplôme BAFA/BAFD), notre inscription dans un mouvement international de 60 millions de jeunes ou encore nos outils internes tels que notre politique de la protection de l’enfance, nous permettent d’être vigilants, d’assurer un cadre sain et sécurisant pour les jeunes que nous accueillons et de prévenir autant que possible les risques d’abus.

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