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Notre politique de protection de l’enfance

SGDF 0014568 Olivier Ouadah MD

La protection de l’enfance est au cœur de notre politique éducative. Le bien-être et la sécurité des jeunes en sont des piliers fondamentaux.  
Les Scouts et Guides de France ont mis en place plusieurs dispositifs pour que les enfants et les jeunes puissent s’épanouir dans un cadre sain et sécurisé.

Sensibilisation, formation et soutien des éducateurs et éducatrices

Dans le cadre des déclarations d’accueils collectifs de mineurs (ACM), notre fichier des encadrants est transmis à l’Etat qui peut ainsi le comparer au fichier des délinquants sexuels. Aucune personne condamnée pour des faits d’agressions sur mineurs dans un autre cadre ne peut donc être en charge de l’animation ou de la direction d’accueil de mineurs au sein des Scouts et Guides de France.

L’ensemble du parcours de formation des animateurs et animatrices est habilité BAFA, à travers l’agrément accordé au Scoutisme Français par l’Etat. A ce titre, comme le demandent les textes régissant ce brevet, un accent est mis durant les différents stages de formation sur l’obligation et la manière d’assurer la sécurité physique, affective et morale des mineurs.

Au cours de sa mission d’animation auprès des enfants et des jeunes, chaque animateur et chaque animatrice est accompagné et soutenu par au moins deux autres bénévoles. Ce cadre permet, entre autres, de repérer le plus rapidement possible d’éventuelles dérives et de les signaler. Par ailleurs, chaque directeur et directrice d’accueil collectif de mineurs est formé pour avoir une vigilance particulière sur ces sujets et alerter, en cas de suspicion, la justice et les services sociaux.

Bientraitance et lutte contre la maltraitance

Ligne durgence

Des procédures de prévention ont été mises en place avec le Réseau Santé des Scouts et Guides de France. Celui-ci rassemble des bénévoles professionnels du soin, de l’éducation, de l’écoute, de la santé et qui assurent pour les bénévoles une veille éducative ainsi qu’un soutien psychologique et global. Une personne salariée, chargée de projets à l’abri de la maltraitance, vient renforcer le dispositif et travailler l’articulation entre les acteurs, et les partenaires.


Plusieurs outils ont été produits ces dernières années à destination des éducateurs et éducatrices : 

- Une ligne d’urgence
mise en place pendant l’été pour les bénévoles. Elle soutient les éducateurs et éducatrices confrontés aux révélations des enfants qui livrent des témoignages sur des situations de mal-être et d’agressions vécues dans le cadre scolaire, familial, associatif… Elle leur conseille le plus souvent de contacter les services sociaux et les services de protection de l’enfance, et elle peut également les alerter directement. 

–La ligne d’urgence et de soutien le reste de l’année avec la Chargée de Projets « à l’abri de la maltraitance »,
qui est à l’écoute des appelants (familles, encadrants bénévoles), les conseille et les accompagne . Elle est joignable du lundi au vendredi de 9 h à 18h.

Tout au long de l’année, les bénévoles sont soutenus par nos équipes territoriales et nationales.

– Des documents, qui récapitulent les démarches à effectuer en cas de suspicion de maltraitance, et une affiche «Le dire, c’est l’interdire», intégrant notamment une charte de la bientraitance, transmis à toutes les unités avant chaque départ en camp.

Accompagner la libération de la parole

La méthode éducative des Scouts et Guides de France consiste à faire grandir les jeunes dans toutes les dimensions : les aider à s’affirmer, à prendre la parole, à comprendre que leur corps leur appartient et qu’ils sont les seuls à pouvoir en disposer.

Cela les aide à dénoncer des faits dont ils seraient victimes et à mettre des mots sur ce qu’ils subissent. Cette prévention des agressions et de protection de l’enfance passe par la diffusion d’outils à destination des enfants et par la formation des bénévoles à recevoir leur parole.

 

Des outils pédagogiques conçus pour aider

Non mais genreParmi ces outils pédagogiques, « Non mais, genre ! » et « Co’action » ont été conçus à la fois pour les jeunes et pour les adultes. Ils sont destinés à aider les responsables à remplir leur mission d’éducation affective, relationnelle et sexuelle, à ouvrir le débat en groupe sur les relations femmes-hommes. 

Une partie de leur contenu vise à favoriser la libération de la parole chez les jeunes victimes, et indique aux éducateurs la marche à suivre s’ils sont confrontés à des soupçons de mauvais traitements ou d’abus sexuels : se mettre en lien avec une personne ressource (un responsable de l’association, un médecin) et envisager de rédiger une information préoccupante quand il s’agit d’alerter les services de protection de l’enfance (cellule de recueil d’information préoccupante du département d’origine du jeune) un signalement pour saisir l’instance judiciaire (le parquet). 

La démarche éducative est complétée par une mise en commun d’atelier« relire et analyser collectivement une situation complexe »qui consiste à analyser à froid une situation de danger rencontrée, afin d’envisager des pistes d’action ou d’amélioration devant une nouvelles situation. Elle permet de travailler sur la distance à l’événement.

Les Scouts et Guides de France sont également partenaires le livret de prévention de Bayard Jeunesse « Stop aux violences sexuelles faites aux enfants », destiné aux 7-13 ans. Livret stop face aux violences sexuelles

Ce livret est diffusé largement grâce à l’aide de nombreuses associations ou organisations défendant les droits des enfants : la Fondation Action Enfance, les Apprentis d’Auteuil, le Bureau International Catholique de l’Enfance, le Centre de Victimologie pour Mineurs, Enfance et Partage, l’Unicef, SOS Villages d’enfants, l’UCPA… Il a reçu le soutien du Défenseur des Droits. 

Les textes et les images ont été spécifiquement conçus pour les enfants, avec la relecture attentive de professionnels qui recueillent quotidiennement la parole d’enfants victimes et les accompagnent dans leurs parcours souvent difficiles. 

Son objectif n’est pas de faire peur aux enfants ni d’entamer leur confiance envers l’adulte en général, mais bien de leur donner un outil pour comprendre, réagir et si besoin briser le silence. Il propose des pistes aux parents, éducateurs et éducatrices pour en discuter avec eux.

Encourager cette libération de la parole passe enfin par une prise de position sans ambiguïté dans les médias pour briser la loi du silence qui a trop longtemps empêché la justice de faire son travail et les victimes de se reconstruire. 

Maltraitance : cadre juridique mis en place

Dans le domaine de la protection de l’enfance, le risque zéro n’existe pas. Malgré toute notre vigilance, il peut arriver que  des dérives se produisent.

Face à un signalement d’abus sexuels, nous informons immédiatement la justice, et nous mettons en place en parallèle une procédure de suspension à titre conservatoire pour la personne concernée (retrait de sa mission auprès des enfants). Nous exigeons des adultes de ne jamais mettre en doute la parole des enfants et de ne pas se mettre à la place des enquêteurs.

Nos pensées et soutiens vont en premier lieu aux victimes et à leurs familles.Dans le cadre d’une procédure judiciaire, les Scouts et Guides de France se portent partie civile, afin de mieux accompagner les familles concernées.


Consulter nos prises de positions publiques sur le sujet :

- "Nous sommes un acteur de la protection de l'enfance" : interview pour le magazine La Vie
- "Briser le mur du silence" chronique sur RCF à propos d'une dénonciation d'un cas au sein de l'association
- Communiqué de presse lors de l'éclatement de l'affaire Preynat
- Communiqué de presse à propos du film "Grâce à Dieu" de François Ozon
- Communiqué de presse : enquête pour faits d'agressions sexuelles sur mineures à Wissembourg